« Ni de gauche ni de droite » Franc-maçon, l’industriel et ancien patron de CS (Communication et Systèmes) n’est pas né de la dernière pluie. Et détient également un beau carnet d’adresses, même s’il se définit « ni de gauche ni de droite ». Ex-étudiant de Raymond Barre avec qui il est resté lié, il s’est ensuite rapproché de Pierre Méhaignerie, Jean-Louis Borloo tout en côtoyant Jack Lang ou Jean-Pierre Chevènement. Philippe Douste-Blazy - d’ailleurs parrain d’un de ses enfants - fait aussi partie de son univers familier. Quand « Douste » était ministre des Affaires étrangères au Quay d’Orsay (2005-2007), Sabeg était un habitué des lieux… Où il occupait officieusement un poste de conseiller pour le Maghreb. Après un passage à la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (Datar), Yazid Sabeg s’est ensuite tourné vers le privé. Avec le cabinet Enerfinance, il a noué de belles relations dans le monde arabe de l’énergie et du pétrole. Et il est au mieux avec le régime algérien. Mais s’il a parfaitement réussi sa vie sociale, il n’a jamais été cité en France pour occuper un ministère. Peut-être une frustration qui n’est pas étrangère à son combat. Car le patron n’hésite pas à s’investir en se déplaçant sur le terrain. Chaque mois, Yazid Sabeg consacre plusieurs soirées à des réunions de quartier avec des jeunes, en banlieue, et en recommande certains auprès des recruteurs. Un gros poisson dans les filets de Sarkozy… bakchich
vendredi, 05 février 2010
Préparer le débat : Les propositions de Unis-Cité
L'AFEV, UNIS-CITE et SOS RACISME organisent un débat public pour les élections régionales. Ce débat réunit les candidats aux scrutins le jeudi 25 février à 18h. Il aura pour thème : « Éducation non-formelle, promotion de l’engagement et lutte contre les discriminations : quel(s) projet(s) pour la jeunesse de Rhône-Alpes ? »
Les trois associations souhaitent préparer le débat avec leurs volontaires et leurs bénévoles. Pour cela, nous souhaitons faire de ce site Internet un espace ressources. Ainsi vous pourrez contribuer à la préparation du débat en insérant un commentaire. Propositions, articles de presse, idées et autres sont les bienvenues.
Unis-Cité : Pour un service civique universel
Les principes fondamentaux
Un certain nombre de principes sont unanimement défendus. Nous rappelons ces préalables incontournables :
Ouvert à toutes et à tous, quel que soit le niveau d’étude ou les origines sociales et culturelles, voire les nationalités.
• Il mobilisera les jeunes sur des missions d’intérêt général
Centré sur des missions dont l’utilité sociale sera claire, qu’elles requièrent des compétences manuelles, relationnelles et/ou intellectuelles, dans les grands domaines considérés comme prioritaires pour l’avenir du pays.
• Il constituera un temps de brassage et de mixité sociale
Une réelle occasion offerte aux jeunes de sortir de leur milieu, d’apprendre la vie en collectivité et le travail en équipe, de vivre une expérience nouvelle et de découvrir un environnement et des gens différents.
Préparer le débat : Les propositions de SOS Racisme
L'AFEV, UNIS-CITE et SOS RACISME organisent un débat public pour les élections régionales. Ce débat réunit les candidats aux scrutins le jeudi 25 février à 18h. Il aura pour thème : « Éducation non-formelle, promotion de l’engagement et lutte contre les discriminations : quel(s) projet(s) pour la jeunesse de Rhône-Alpes ? »
Les trois associations souhaitent préparer le débat avec leurs volontaires et leurs bénévoles. Pour cela, nous souhaitons faire de ce site Internet un espace ressources. Ainsi vous pourrez contribuer à la préparation du débat en insérant un commentaire. Propositions, articles de presse, idées et autres sont les bienvenues.

SOS Racisme : Les 60 propositions pour l’égalité
Suite aux « Etats Généraux pour l’égalité » organisé en 2007 par SOS Racisme à l’Hôtel de ville de Paris et qui a réunit pendant 3 jours plus de 50 associations de quartiers de toutes la France, l'association a publié le « manifeste pour l’égalité ». Ce manifeste explique l’analyse de l’association sur l’actualité et l’échec de 20 ans de travail des différents gouvernements. 60 propositions concrètes pour lutter contre les discriminations et les ghettos y sont présentées.
Retour sur le meeting pour l'égalité organisé par SOS Racisme Rhône pour les élections présidentielles et législatives de 2007 :
Emploi
- Mise en place du CV anonyme dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés.
- Obligation pour les entreprises de tenir un registre des candidats à l’embauche afin de pouvoir vérifier si les embauches ne se font pas sur une base discriminatoire.
- Formation à l’égalité de traitement des personnels en contact avec la clientèle dans les entreprises de ressources humaines.
- Apparition des sanctions prévues en cas de discrimination dans le règlement intérieur des entreprises.
- En finir avec les emplois d’été réservés aux enfants du personnel.
- Processus de détection des discriminations au sein des entreprises par la méthode de l’audit interne ou de l’autotesting.
- Abolition des discriminations légales au recrutement (emplois fermés pour les ressortissants non européens) dans les emplois privés, les entreprises publiques et la fonction publique.
- Recensement et rattrapage des inégalités de rémunération et de promotion de carrière dues à la discrimination.
- Interdiction de postuler à des marchés publics pendant 5 ans pour les entreprises condamnées pour discrimination.
- Condamnation à payer une amende supplémentaire pour les entreprises coupables de discrimination. Cette amende supplémentaire, égale à 5 fois le montant de la peine initiale, servira à financer les projets de lutte contre les discriminations (campagnes associatives, audits des entreprises volontaires...)
- Obligation pour les ANPE et les missions locales de signaler toutes les discriminations venant d’une entreprise dont elles ont connaissance.
Education - Une meilleure formation en IUFM qui préparerait au travail en ZEP.
- Un suivi des enseignants en ZEP par les structures académiques.
- L’affectation prioritaire des enseignants expérimentés en ZEP.
- Obligation pour les enseignants de s’engager pour une durée minimale de 5 à 7 ans dans un établissement ZEP en contrepartie d’une augmentation salariale substantielle et/ou d’une augmentation des points retraite.
- L’affectation d’infirmières à temps plein dans les établissements et l’augmentation du nombre de médecins notamment dans les établissements classés en ZEP.
- L’arrêt de la construction de collèges en plein coeur des ghettos et la reconstruction de ces établissements dans des endroits de la ville à même de favoriser la mixité sociale.
- Partage des options entre plusieurs établissements sur un temps banalisé afin de détacher le suivi d’options – notamment « prestigieuses » - de l’inscription dans l’établissement « bien côté ».
- La mise en place de classes préparatoires aux grandes écoles dans les lycées dits « sensibles » pour impulser une nouvelle dynamique attrayante.
- Pour lutter contre les discriminations dans l’accès aux stages, passage d’un contrat entre les établissements scolaires et des entreprises qui s’engagent à recevoir, en fonction de leurs disponibilités, les élèves envoyés par l’établissement. En outre, affectation d’une personne ressource chargée de suivre le bon déroulement des stages afin d’éviter la discrimination.
- Création d’un CAPES Education de la Citoyenneté. Les titulaires de ce CPAES seraient chargés de l’enseignement de l’éducation civique, de l’organisation d’initiatives citoyennes en milieu scolaire (semaine d’éducation contre le racisme,…),…
- Systématisation du tutorat effectué par des personnes ressources durant les temps scolaires et extrascolaires.
- Remise à plat du découpage géographique de la carte scolaire.
Culture et vie associative - Création d’un fonds de soutien aux médias associatifs.
- Création d’un organisme indépendant chargé de contrôler les attributions de subventions publiques aux associations.
- Valorisation de la culture urbaine par la création de diplômes d’Etat d’enseignement culturel ainsi que son enseignement dans les conservatoires.
- Création d’un guichet unique des demandes de subventions associatives par département.
- Mises en place de partenariat avec les Ministères pour accueillir les fonctionnaires souhaitant se mettre à disposition au sein des associations.
- Augmentation nette du budget Jeunesse et Sport ainsi que des subventions attribuées aux associations.
- Création dans chaque ville de plus de 10 000 habitants de maisons des associations avec mise à disposition de locaux et accompagnement des associations par des personnes qualifiées.
- Renforcement des pouvoirs du Ministère de la Jeunesse et des Sports avec la mise en place d’un Ministre délégué à l’Education Populaire et avec la création de 300 000 postes d’éducateurs populaires mis à disposition des associations.
- Tarifs préférentiels d’inscription au conservatoire de sa ville.
- Tarifs réduits ou gratuité des musées.
- Généralisation du chéquier culture (à l’image de celui mis en place en Ile de France).
- Mise à disposition des grands lieux de culture (musées, opéras, salles de concerts...) pour des productions artistiques issues de la culture urbaine.
Logement - Construction de 150 000 logements sociaux par an.
- Pas de destruction de logements sociaux sans construction préalable de l’équivalent.
- Mesures pour le respect de la loi SRU : augmentation conséquente des pénalités en cas de non respect, réquisition de terrains par l’Etat pour la construction de logements sociaux dans les villes ne respectant pas la loi, abaissement des délais pour atteindre les objectifs de construction fixés par la loi SRU en passant par exemple de 20 ans à 10 ans.
- Rachat de logements privés par les offices HLM dans les villes où il n’y a plus la place de construire des logements sociaux.
- Obligation pour chaque nouvel ensemble de logements privés de comporter en son sein 10% de logements à loyers modérés.
- Dans cette attente, la réquisition de 20 000 logements d’urgence pendant 5 ans.
- Soumettre tous les nouveaux logements sociaux aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale).
- Anonymisation des demandes de logement HLM avec instauration des critères d’ancienneté.
- Publication des listes d’attribution de logements avec apparition de l’ancienneté de la demande.
- Mettre sous tutelle de l’Etat, avec la participation active des associations antiracistes, tous les offices HLM qui discriminent.
- Augmentation du contrôle des attributions de logements sociaux avec la création d’inspecteur du logement social au niveau départemental que tout citoyen peut saisir, ainsi que la création d’un structure départementale de contrôle des attributions composée de l’Etat, des syndicats de locataires, des associations antiracistes, des associations de logement...
Police - justice - Retour de la police de proximité et installation de commissariats au cœur des cités en difficulté afin d’être en contact permanent avec les habitants, premiers touchés par l’insécurité et la violence.
- Remise d’un ticket de contrôle à chaque personne contrôlée par la police où figurent le numéro de matricule de l’agent, l’heure et les circonstances du contrôle.
- Formation des policiers, lors de leur enseignement initial mais aussi tout au long de leur carrière, à tout ce qui a trait à la politique de la ville, aux cultures du monde, aux discriminations, au communautarisme et à la laïcité.
- Affectation de policiers expérimentés dans les zones urbaines sensibles.
- Réforme de l’aide juridictionnelle en augmentant les honoraires des avocats commis d’office qui acceptent de prendre en charge les justiciables déférés en audience de comparution immédiate.
- Création dans chaque parquet d’un pôle de magistrats spécialisés dans la lutte contre les discriminations.
- Création, au sein de la police judiciaire, de brigades anti-discrimination.
- Formation des magistrats tout au long de leur carrière à tout ce qui à trait à la politique de la ville, aux cultures du monde, aux discriminations, au communautarisme et à la laïcité.
- Valorisation par progression de carrière aux Magistrats qui se sont distingués dans le démantèlement de mécanismes de discrimination organisés.
- Permettre par des mesures incitatives que les collectivités et les associations acceptent tous les condamnés à des travaux d’intérêt général.
- Exclusion immédiate des fonctionnaires de Police coupables de comportements racistes.
Médias et banlieues - ouvrir les écoles de journalisme à un public de quartier avec des conventions du type ZEP/Sciences Po.
- Dans les écoles de journalisme : meilleures formations des journalistes sur le traitement médiatique des quartiers avec notamment l’introduction d’un stage obligatoire dans un média associatif. Dans les médias : nomination d’un journaliste référent sur les questions de banlieues.
- Cours de décryptage médiatique (éducation à la compréhension de l’image et de l’information) en collèges et lycées.
13:00 Publié dans Vote mon Pote | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Préparer le débat : Les propositions de l'Afev
L'AFEV, UNIS-CITE et SOS RACISME organisent un débat public pour les élections régionales. Ce débat réunit les candidats aux scrutins le jeudi 25 février à 18h. Il aura pour thème : « Éducation non-formelle, promotion de l’engagement et lutte contre les discriminations : quel(s) projet(s) pour la jeunesse de Rhône-Alpes ? »
Les trois associations souhaitent préparer le débat avec leurs volontaires et leurs bénévoles. Pour cela, nous souhaitons faire de ce site Internet un espace ressources. Ainsi vous pourrez contribuer à la préparation du débat en insérant un commentaire. Propositions, articles de presse, idées et autres sont les bienvenues.
L'Afev : pour une politique jeunesse solidaire
L’Afev invite l’ensemble des listes républicaines en course à découvrir et à débattre de ses propositions pour une nouvelle politique jeunesse.
Premier réseau bénévole étudiant, l’Afev lance d'ici au mois de mars une série de rencontres avec les candidats aux élections régionales pour leur présenter ses propositions en matière de politique jeunesse.
Ces consultations seront proposées à l’ensemble des listes républicaines dans la quasi-totalité des régions de la métropole. En Ile-de-France par exemple, des rendez-vous ont déjà été pris avec les équipes de Jean-Paul Huchon et Valérie Pécresse, et les autres listes républicaines sont actuellement sollicitées.
L’Afev va proposer quatre axes de travail pour la prochaine mandature :
- la massification du tutorat étudiant dans les quartiers populaires, tel que les 7500 bénévols de l’Afev le pratiquent aujourd'hui auprès de 10 000 enfants et jeunes.
- la création de logements étudiants solidaires pour faire coïncider le besoin de logement des étudiants à leur volonté d’agir sur les territoires
- l’accompagnement de lycéens en filière professionnelle pour limiter les risques de décrochage et favoriser leur insertion professionnelle
- une action commune sur la responsabilité sociale des universités pour créer de nouvelles passerelles entre universités et quartiers populaires
S’appuyant sur l’expérience des dispositifs mis en place avec quelques unes de 280 collectivités territoriales partenaires de l’Afev, la généralisation de ces « bonnes pratiques » permettrait de modifier sensiblement la place de la jeunesse dans l’espace public, en faisant bénéficier les jeunes de nouvelles politiques adaptées à leurs besoins, mais aussi en s'appuyant sur les ressources solidaires que les jeunes eux-mêmes peuvent offrir.
A lire aussi :
La plaquette présentant les propositions de l'Afev pour une politique jeunesse solidaire en version PDF
Téléchargez le rapport d'activité de l'Afev en Région Rhône Alpes : RARA bd 270110 email2.pdf
12:14 Publié dans Vote mon Pote | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections régionales, rhône-alpes, queyranne, meyrieux
mercredi, 13 janvier 2010
Elections Régionales : Débat public sur la jeunesse à Lyon, le 25 février


Les comités régionaux de
L'AFEV, UNIS-CITE ET SOS RACISME
Organisent un débat public pour les élections régionales
Réunissant les candidats aux scrutins
Jeudi 25 février - 18h - (Lieu à définir)
Ce débat aura pour thème :
« Éducation non-formelle, promotion de l’engagement et lutte contre les discriminations : quel(s) projet(s) pour la jeunesse de Rhône-Alpes ? »
La question de la place de la jeunesse dans notre société est une question cruciale au regard des enjeux qu’il nous faut relever. Comme le souligne une étude réalisée en 2009 par l’Audirep, 51% des français ont une image négative de la jeunesse. De tels résultats montrent d’une part, que notre jeunesse n’est guère considérée comme une ressource, et d’autre part, que les jeunes souffrent d’un manque de reconnaissance de la part de leurs aînés.
La jeunesse doit être abordé de manières transversales. Un sondage Ifop révèle que 24% des jeunes disent avoir été victimes de discriminations au moins une fois dans leur vie. La lutte contre les discriminations, mais aussi, les questions d’accès aux savoirs, de cohésion sociale et de lutte contre les inégalités sociales sont des éléments dont une politique jeunesse ambitieuse et transversale pourrait se saisir.
Déroulé du débat
Il s’agit bien de réfléchir ensemble à ce que devront être demain les politiques régionales en matière de jeunesse en s’interrogeant :
- Sur ce qui fait qu’aujourd’hui et au-delà des dispositifs comme des efforts déjà réalisés, les résultats ne sont pas à la hauteur des enjeux ? (Interventions d'un sociologue)
- Sur les conditions de mise en œuvre des propositions que les organisateurs font concrètement autour :
·De l’engagement citoyen des jeunes et en particulier du service civique (Intervention d’Unis-Cité)
·De la nécessité de faire vivre le principe d’égalité, notamment à travers la lutte contre les discriminations (Interventios de SOS Racisme)
·D’une politique favorisant l’accès aux savoirs et l’implication des universités comme acteurs du développement social local (Intervention de l’AFEV)
- Sur ce que la jeunesse attend des responsables politiques qu’elle souhaite voir diriger notre région (Interventions de la FIDL et du CRAJEP - Echanges avec le public)
!!!!!!!!Attention : Afin de rester sur le thème de la soirée et de permettre l’expression de tous, les questions du public se feront par écrits !!!!!!!!!!!
14:22 Publié dans Vote mon Pote | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 20 novembre 2009
1 personne sur 5 dit avoir été victime de discriminations
EXCLUSIF - La grande majorité des sondés estime que les discriminations sont répandues...
Une personne interrogée sur cinq dit avoir été victime, au moins une fois dans sa vie, de discriminations. Soit plus de douze millions si l'on extrapole! Selon une enquête réalisée les 12 et 13 novembre* par l'association SOS Racisme, et que 20 Minutes dévoile en exclusivité, 80% des sondés estiment que les discriminations - sexuelles, raciales, sexistes, etc. - sont «très» ou «assez» répandues.
«C'est le signe que le débat avance, estime Dominique Sopo, président de l'association. Qu'on ne vienne plus nous dire que ça n'existe pas.»
«L'école est perçue comme égalitaire»
Les personnes interrogées jugent que c'est avec les policiers et les agents immobiliers que les individus d'origine étrangère ont le plus de risques d'être discriminés. A l'inverse, l'école est perçue comme la plus égalitaire. «Il n'y a pas d'opprobre indistinct jeté sur les institutions. Elles devraient dès lors s'interroger sur leurs pratiques», souligne Dominique Sopo.
Quant aux mesures susceptibles de lutter contre les discriminations, la condamnation plus lourde des entreprises reçoit le plus d'opinions favorables, avec le développement du CV anonyme et des demandes de HLM anonymes. Des mesures prônées par l'association, voire expérimentées actuellement.
* Sondage réalisé auprès de 1 005 personnes.
09:50 Publié dans Discriminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 18 novembre 2009
SOS Racisme Rhône Recrute un chargé de développement local
Chargé de développement local H/F
1 - Missions / objectifs
Dans le cadre du remplacement d'un poste existant, SOS Racisme Rhône recrute un(e) chargé(e) de développement local en CDI.
Le chargé de développement local aura pour mission :
- La mise en œuvre des actions impulsées par SOS Racisme Rhône
- L'accompagnement et le suivi de l'ensemble des actions de l'association par l'apport d'outils et de pratique méthodologique
- La gestion et le développement du pôle juridique de l'association
- Le développement de la structure en collaboration avec le chargé de mission.
Le chargé de coordination sera placé sous l'autorité hiérarchique et fonctionnelle du bureau de l'association.
2 - Activités principales
- Tenue et développement des permanences juridiques
- Mise en place et suivi d'un plan de développement et de méthodes de travail collaboratif
- Mise en cohérence des différentes actions de l'association
- Apport d'outils et de méthodologies pour la gestion et la coordination de projets
- Participation à la production de rapport
- Encadrement d'équipe : juriste salarié et bénévoles spécialisés dans la tenue de permanences et le suivi de dossiers
- Recherche et montage de dossiers de subventions
Activités évolutives.
3 - Profil - Compétences et connaissances requises
Compétences exigées :
- Coordination et gestion de projet
- Capacité rédactionnelle
- Permis B souhaité
Profil :
- Bonne gestion du stress
- Diplomatie
- Autonomie
- Force de proposition
- Sens des responsabilités
- Bon relationnel
Connaissances souhaitées:
- lutte contre les discriminations
- secteur associatif
- juridiques
4 - Rémunération et avantages sociaux
Salaire : 1200€ net.
Abonnement TCL et remboursement des déplacements.
Téléphone professionnel.
5 - Contacts
Bruno SAUVÉ : bruno.sauve@gmail.com
Résidence administrative : Lyon
mercredi, 04 novembre 2009
Fichage éthno-racial. Le rapport accablant sur les pratiques de grandes entreprises dévoilé
Patrick Karam, délégué interministériel pour l’Égalité des chances des Français d’outre-mer, et Samuel Thomas, président de la Fédération nationale des Maisons des potes et viceprésident de SOS Racisme, ont rendu public aujourd’hui un rapport accablant sur les systèmes discriminatoires de recrutement dans les entreprises et dans le marché locatif.
Samuel THOMAS, vice président de SOS Racisme
mercredi, 28 octobre 2009
Condamnation de Dieudonné M'bala M'Bala
SOS Racisme apprend avec satisfaction la condamnation de Dieudonné M’Bala M’Bala par la 17ème chambre correctionnelle qui l’a reconnu coupable de faits d’injures publics à l’égard des personnes de confession ou d’origine juive, pour les propos tenus lors de son spectacle en 2008 au Zénith, au cours du quel il avait remis à l’historien révisionniste Robert Faurisson le "prix de l’insolence et de l’infréquentabilité" par un individu déguisé en déporté juif.
Le tribunal a condamné l’humoriste à 10 000€ d’amende et a alloué 1€ de dommage et intérêt et 1500€ au titre de frais de procédure à SOS Racisme.
SOS RACISME salue la décision rendue à ce jour et la lourde amende s’expliquant par la récidive de Dieudonné M’Bala M’Bala en la matière.
Cette énième condamnation montre que Dieudonné M’Bala M’Bala n’est pas un humoriste mais se cache derrière cette étiquette pour exprimer sa haine et le rejet de l’autre.
14:50 Publié dans Les dérives de l'antiracisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, dieudonné, dieudonné m'bala m'bala, antisemitisme, antiracisme, négationnisme, faurisson
jeudi, 29 janvier 2009
Nouveau blog : http://actualiteantiraciste.blogspot.com/
Bonjour à tous,
Retrouvez toute l'actualité antiraciste sur : http://actualiteantiraciste.blogspot.com/
En espèrant vous y voir aussi nombreux.
Le comité de SOS Racisme Rhône.
dimanche, 18 janvier 2009
"Il y a des vies derrière les chiffres"
"Courage, on va arriver aux 30 000. C'est la honte. Mobilisons-nous". La dernière campagne de SOS-Racisme dénonce les chiffres avancés mardi par le ministère de l'Immigration. Interview de Dominique Sopo, président de l'association.
Brice Hortefeux s’est félicité du chiffre de 29 796 étrangers reconduits en 2008, soit une augmentation de 28,5 % par rapport à l’année précédente…
Les chiffres sont présentés de façon flatteuse… Mais il y a une hypocrisie dans ces chiffres. Ils comprennent plusieurs milliers de personnes qui ont choisi le retour volontaire. De nombreux roumains par exemple. Deuxièmement: ça n'a rien de flatteur… Je suis choqué que ce chiffre soit présenté comme une sorte de taux de croissance, comme si un défi avait été relevé.
Que disent ces chiffres ?
12 000 expulsions en 2004, 30 000 aujourd'hui… Il ne s'agit pas simplement d'un simple changement d'échelle. En 2004, les expulsions concernaient des personnes qui n'avaient pas passé leur vie en France. En 2008, on s'est mis à expulser des gens qui en ont une, qui vivent parfois ici depuis dix ans et qui n'ont parfois plus aucune attache avec leur pays d'origine. Cette politique du chiffre détruit des vies. Notre clip vise à interpeller l'opinion sur cette pratique. Il y a des vies derrière les chiffres.
Les chiffres, les méthodes… que dénoncez-vous ?
Il y a une petite musique qui s'insinue depuis des mois, une maxime: les personnes en situation irrégulière ont vocation à être expulsées. Non. Les gens ne sont pas des catégories administratives. Ces gens ont une vie, des envies, des droits. Ils doivent être traités en fonction de cette vision… Il faut arrêter avec cette politique du chiffre qui aboutit au fait que pour pouvoir expulser des gens, les préfets fabriquent des sans-papiers. Au-delà du comportement administratif consistant à ne pas régulariser des gens qui pourraient l'être, les droits des étrangers deviennent de plus en plus complexes, ce qui fait que l'administration peut raconter ce qu'elle veut. Il faut des critères clairs de régularisation. Elle ne doit pas se faire au coup par coup.
Vous appelez le gouvernement à cesser cette politique du chiffre en matière d'expulsion. L'arrivée d'Eric Besson au ministère de l'Immigration peut-elle changer la donne ?
Ce n'est pas un problème de personne. Brice Hortefeux n'a fait que répondre à la volonté politique du gouvernement. Il a mis en place une feuille de route donnée. Le changement viendra de la mobilisation des citoyens. Cette atteinte à la dignité et aux droits est aussi une atteinte au vivre ensemble. Tous les étrangers sont plongés dans la même vindicte. Cette politique du chiffre risque de favoriser les logiques de boucs émissaires. Il faut casser cette vision populiste qui amène à penser que quand on est dur avec les sans papiers, on favorise mieux l'intégration des étrangers et celle plus insidieuse qui dit que les nationaux s'en portent mieux.
14:30 Publié dans Immigration, Sans-papiers, SOS RACISME, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, sans-papiers, sos racisme, sos racisme rhône
Lancement de la campagne "30 000 expulsions par an, c'est la honte"
Mercredi 21 janvier
Lancement de la campagne
"30 000 expulsions par an, c'est la honte"
Suite à l´annonce du nombre de ressortissants étrangers expulsés pour l´année 2008,
SOS - Racisme dénonce la politique du chiffre en matière d´expulsion en initiant une campagne d´interpellation de l´opinion publique :
Parce que l´application de cette politique chiffrée est cause d´une inadmissible régression des droits et source de vies détruites, SOS - Racisme appelle le gouvernement à mettre fin à sa politique du chiffre en matière d´expulsions.
Découvrez le premier clip de notre campagne :
"Un chiffre, un homme"
http://www.dailymotion.com/video/x80llr_un-chiffre-un-homme_news
14:23 Publié dans Immigration, Sans-papiers, SOS RACISME, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, immigration, expulsions, 30000, hortefeux, besson, ministere
Spectacle d'Arthur annulé : Crif et SOS Racisme condamnent la manifestation
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), SOS Racisme et le Bureau de vigilance contre l'antisémitisme ont condamné dimanche la manifestation pro-palestinienne qui a conduit à l'annulation vendredi d'un spectacle de l'humoriste Arthur, en Ardèche. Dans un communiqué, le Crif a dit "condamner avec la plus grande fermeté l'interruption du spectacle d'Arthur à Vals-les-Bains (Ardèche) par des manifestants anti-israéliens"."S'il est légitime que des points de vue différents s'expriment sur le conflit en cours à Gaza, il est inacceptable de voir des partisans de la cause palestinienne interdire à un artiste de s'exprimer sous prétexte que ses opinions politiques peuvent être différentes des leurs", ajoute le texte. "Il est utile de remarquer que les +manifestants+ ayant mené cette action se sont fondés sur ce qu'ils semblent considérer comme un délit : la judéité d'un individu", a affirmé de son côté SOS Racisme en dénonçant cette action. Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a fait savoir qu'il condamnait également "la décision des autorités de l'Ile Maurice d'avoir fait annuler" un concert d'Enrico Macias qui devait se tenir le 23 janvier. Ce concert qui était prévu près d'une agglomération habitée majoritairement par des musulmans a été annulé en raison de la polémique provoquée par la participation de l'artiste à un rassemblement de soutien à Israël.Concernant Arthur, des manifestants l'accusant de financer Israël avaient empêché pendant plus d'une heure le public de rentrer dans la salle où devait se tenir vendredi son spectacle. L'humoriste a ensuite déclaré qu'il n'avait "plus le coeur à rire" et l'a annulé. Le Monde
14:13 Publié dans Racisme, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arthur, ardeche, crif, humouriste
Appel : "Contre la culture de la haine, le vivre ensemble "
Depuis le 27 décembre, l’offensive israélienne dans la bande de Gaza produit des images de victimes civiles qui soulèvent une émotion légitime que nous partageons tous. Mais, depuis ce même 27 décembre, nous assistons également à une déferlante d’actes antisémites en France. Ces 66 actes recensés en 18 jours ne peuvent que desservir la cause palestinienne. Au-delà, c’est la République qui se trouve gravement bafouée dans ses valeurs les plus essentielles car chacun de ces actes résonnent comme autant de coups de boutoir assénés au vivre-ensemble. Pour nous, la réaction à adopter face à de tels actes est claire et sans ambiguïté : nous les dénonçons avec la plus grande fermeté. Le conflit au Proche-Orient peut nous diviser mais nous tenons à réaffirmer qu’il s’agit d’un conflit politique et non d’un conflit ethnique ou religieux. Toutes celles et tous ceux qui voudraient donner de ce conflit l’image d’une lutte entre juifs et musulmans participent de l’échauffement des esprits sur notre territoire et dans tous les pays où cohabiteraient des juifs et des musulmans. Par ailleurs, nous tenons à dire que le camp que nous soutenons, c’est celui qui pense qu’il y a deux peuples et qu’il faut donc deux Etats, contre ceux qui pensent que le conflit se résoudra par l’élimination d’une des deux parties au conflit. C’est en tenant ces positions que nous serons les plus utiles à la résolution du conflit car, pour notre part, nous désirons qu’au Proche-Orient les Israéliens puissent vivre en sécurité et que les Palestiniens puissent disposer d’un Etat viable leur permettant de prendre leur destin en mains. Ces positions sont pour nous celles de la raison, contre le déchaînement des passions qui, sur la question du conflit proche-oriental, peut tout emporter. C’est pourquoi il appartient à tous les acteurs citoyens, aux élus et à la société civile de faire barrage à la haine. Lancer des voitures béliers contre les synagogues ou agresser des lycéens d’origine maghrébine, ça n’est certainement pas aider les Palestiniens et les Israéliens à mieux vivre. De plus, ces actes de racisme et d’antisémitisme sont pour nous révélateurs de tensions propres à la société française. Nous refusons les positions consistant à légitimer ou à excuser ces actes en prenant le prétexte du conflit au Proche-Orient. En tant qu’acteurs associatifs fermement attachés à l’idéal républicain, nous ne pouvons qu’être inquiets de l’enracinement de préjugés qui, bien qu’exacerbés par ce qui se passe à 5000 km de notre pays, doivent être combattus ici pour ce qu’ils sont. La déconstruction de ces préjugés devient une urgence si nous voulons faire barrage au fléau de l’antisémitisme, des pratiques discriminatoires ou de l’islamophobie. Ce travail doit se réaliser avec le plus fervent soutien de nos représentants politiques qui peinent parfois à valoriser notre rôle d’agent du vivre ensemble. Par notre expérience, nous savons que la mécanique des préjugés est la même quelles que soient les populations désignées pour tenir le rôle de boucs émissaires. Ce travail de déconstruction doit être généralisé car les préjugés constituent un terreau extraordinairement fertile au racisme et à l’antisémitisme. Pour ces raisons, nous tiendrons au début du mois de mars les premières Assises Nationales de la Lutte contre les Préjugés et nous espérons que nos élus répondront présents à cet appel et prêteront une oreille attentive à nos propositions. Ensemble, nous, associations de terrain, n’avons qu’une seule ambition : refuser la culture de la haine pour bâtir un présent et construire un avenir à la hauteur de nos idéaux républicains.
Les signataires
Raphaël HADDAD, Président, UEJF ; Dominique SOPO, Président, SOS Racisme ; Hamid Mohand KACI, Président, Droit de Cité ; Nicolas DELESQUE, Secrétaire général, AFEV ; Abdat AMEZIANE, Président, Association ZY’VA ; Jamel GUENAOUI, Président, Changeons de regard ; Silhem HABCHI, Présidente, Ni Putes Ni Soumises ; Hafid BOUCHEFA, Président, Synergie ; Pierre DJIKI, Président, Centre Social et Culturel Danube ; Nour - eddine SKIKER, Responsable, Conseil Local des Jeunes à Aubervilliers ; Rachida BENHAMED, Membre du bureau, Association des Musulmans de Meaux et des Environs ; Samir Mihi, Fondateur, Au Delà des Mots ; Josselin CHAUBO, Président, Kolors ; Théodore YAMOU, Président, Association Banlieue sans frontière en action (BSFA) ; Mathilde OHIN, Présidente, Mivafed.
Darcos va développer en collège un programme contre le racisme et l'antisémitisme
Le programme scolaire "Coexist" de lutte contre le racisme et l'antisémitisme va être développé dans des collèges de toutes les académies, a annoncé vendredi le ministre de l'Education, après avoir participé au Conseil interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Initiative de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) en partenariat avec SOS Racisme et soutenu par l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE), ce programme dont l'objectif est de lutter contre le racisme et l'antisémitisme par la déconstruction des stéréotypes fait intervenir des étudiants des deux associations, préalablement formés à l'intervention en milieu scolaire, selon le ministère. Mis en oeuvre jusqu'alors dans 70 établissements d'Ile-de-France, de Lyon, Marseille et Strasbourg, ce programme "sera prochainement déployé dans des collèges de toutes les académies", a annoncé Xavier Darcos. Par ailleurs, à l'occasion du 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant, le ministre, en lien avec l'Unicef, fera connaître "ce texte fondamental" dans les écoles et les établissements "et en particulier les valeurs qu'il promeut pour favoriser le vivre-ensemble". M. Darcos a aussi "condamné avec la plus grande fermeté" les actes à caractère raciste ou antisémite survenus dans les établissements scolaires au cours des dernières semaines. vousnousils.fr
14:06 Publié dans International, Racisme, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, palestine, palestnien, gaza, sos racisme, sopo, proche orient
Gaza: «Pour des manifs appelant à la paix»
Interview Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, revient sur les rassemblements du week-end dernier. Selon lui, certains cadres politiques et syndicaux sont «à la remorque de la situation au Proche-Orient».
Associations, partis et syndicats de gauche ont appelé à manifester contre l’offensive israélienne samedi dernier. Le Crif et des élus se sont rassemblés à Lyon et Marseille pour soutenir l’Etat hébreu dimanche. Est-il impossible d’organiser des défilés unitaires en France sur le conflit au Proche-Orient?
En soi, cela ne me gêne pas d’organiser des manifestations selon les opinions de chacun sur ce conflit. Mais il serait mieux d’organiser des manifestations unitaires sous des mots d’ordre qui reprennent la récente résolution de l’ONU: arrêt immédiat de l’offensive israélienne et des tirs de roquettes du Hamas. C’est le défaut de la période, un des mauvais signes de notre époque: beaucoup de personnes - dont des cadres politiques et syndicaux - se laissent dépasser par leurs émotions plutôt que guider par la raison. Ils sont à la remorque de la situation au Proche-Orient et c’est dommageable.
Cette difficulté est-elle franco-française? A ma connaissance, non. C’est également le cas dans d’autres pays.
Pourquoi SOS-Racisme ne participe pas à ces manifestations?
Parce qu’elles ne sont pas organisées sous des slogans rassembleurs. Prenons un exemple: quand il est écrit sur les affiches du rassemblement de samedi qu’il est organisé pour exiger un arrêt des «massacres» à Gaza, cela risque d’exciter davantage les passions alors que l’on sait que, dans ce conflit, elles sont déjà exacerbées. Si on demande l’arrêt des bombardements israéliens, je suis d’accord. Il ne devrait quand même pas être si difficile d’organiser des manifestations calmes et qui appellent à la paix. Si même à l’ONU, ils parviennent à un texte, on devrait y arriver!
Votre mouvement était en revanche présent avec le Crif à Toulouse dimanche dernier après l’attaque de la synagogue de la rue Rembrandt…
Dans cette affaire comme dans le cas d’une «ratonnade», on est face à un cas de racisme ou d’antisémitisme et on utilise le territoire français pour rejouer un conflit qui se joue là-bas. Il est donc de notre rôle d’être présent pour refuser cela. D’autant que l’on a déjà connu une recrudescence d’actes de ce type lors de la deuxième intifada en 2000. Ce que je veux réaffirmer, c’est que le conflit au Proche-Orient est politique, pas ethnico-religieux. Ce que je soutiens, c’est qu’il y a deux peuples et qu’il faut deux Etats.
Pourtant les divisions semblent aussi politiques en France…
Ce serait simplificateur d’appliquer une grille gauche-droite aux manifestations. Je ne pense pas que cela recoupe exactement ces lignes-là. En termes d’appareils des partis peut-être, mais pas pour les individus. Ce n’est pas «soutenir la Palestine, c’est être de gauche», et «soutenir Israël, c’est être de droite.» Je n’apprécie pas quand on assure «défendre le bon camp». Libération
13:56 Publié dans International, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, palestine, palestnien, gaza, sos racisme, sopo, proche orient
Gaza: «Pour des manifs appelant à la paix»
Interview Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, revient sur les rassemblements du week-end dernier. Selon lui, certains cadres politiques et syndicaux sont «à la remorque de la situation au Proche-Orient».
Associations, partis et syndicats de gauche ont appelé à manifester contre l’offensive israélienne samedi dernier. Le Crif et des élus se sont rassemblés à Lyon et Marseille pour soutenir l’Etat hébreu dimanche. Est-il impossible d’organiser des défilés unitaires en France sur le conflit au Proche-Orient?
En soi, cela ne me gêne pas d’organiser des manifestations selon les opinions de chacun sur ce conflit. Mais il serait mieux d’organiser des manifestations unitaires sous des mots d’ordre qui reprennent la récente résolution de l’ONU: arrêt immédiat de l’offensive israélienne et des tirs de roquettes du Hamas. C’est le défaut de la période, un des mauvais signes de notre époque: beaucoup de personnes - dont des cadres politiques et syndicaux - se laissent dépasser par leurs émotions plutôt que guider par la raison. Ils sont à la remorque de la situation au Proche-Orient et c’est dommageable.
Cette difficulté est-elle franco-française? A ma connaissance, non. C’est également le cas dans d’autres pays.
Pourquoi SOS-Racisme ne participe pas à ces manifestations?
Parce qu’elles ne sont pas organisées sous des slogans rassembleurs. Prenons un exemple: quand il est écrit sur les affiches du rassemblement de samedi qu’il est organisé pour exiger un arrêt des «massacres» à Gaza, cela risque d’exciter davantage les passions alors que l’on sait que, dans ce conflit, elles sont déjà exacerbées. Si on demande l’arrêt des bombardements israéliens, je suis d’accord. Il ne devrait quand même pas être si difficile d’organiser des manifestations calmes et qui appellent à la paix. Si même à l’ONU, ils parviennent à un texte, on devrait y arriver!
Votre mouvement était en revanche présent avec le Crif à Toulouse dimanche dernier après l’attaque de la synagogue de la rue Rembrandt…
Dans cette affaire comme dans le cas d’une «ratonnade», on est face à un cas de racisme ou d’antisémitisme et on utilise le territoire français pour rejouer un conflit qui se joue là-bas. Il est donc de notre rôle d’être présent pour refuser cela. D’autant que l’on a déjà connu une recrudescence d’actes de ce type lors de la deuxième intifada en 2000. Ce que je veux réaffirmer, c’est que le conflit au Proche-Orient est politique, pas ethnico-religieux. Ce que je soutiens, c’est qu’il y a deux peuples et qu’il faut deux Etats.
Pourtant les divisions semblent aussi politiques en France…
Ce serait simplificateur d’appliquer une grille gauche-droite aux manifestations. Je ne pense pas que cela recoupe exactement ces lignes-là. En termes d’appareils des partis peut-être, mais pas pour les individus. Ce n’est pas «soutenir la Palestine, c’est être de gauche», et «soutenir Israël, c’est être de droite.» Je n’apprécie pas quand on assure «défendre le bon camp». Libération
13:55 Publié dans International, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, palestine, palestnien, gaza, sos racisme, sopo, proche orient
Quand l'habilitation secret-défense rime avec discrimination à l'embauche
Deux anciens cadres de Cegetel comparaissaient hier pour une annonce d'emploi dénoncée par SOS Racisme. Etre «impérativement français et de préférence de parents français, nés en France». Cette précision apportée à une annonce pour un poste d'ingénieur technique habilité secret-défense diffusée en 1999 a conduit hier lundi deux anciens cadres de Cegetel devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre poursuivi par SOS Racisme pour discrimination à l'embauche. Patrick Halleguen et Philippe Hannebicque ont reconnu le caractère discriminatoire de l'annonce. «Je suis bien l'auteur de ces propos malencontreux et maladroits que je regrette», a même précisé Patrick Halleguen, directeur qualité et audit interne à l'époque, aujourd'hui sans emploi.
Si Philippe Hannebicque s'accorde aussi à dire que «la formulation était maladroite», il clame que «dans le contexte, il y avait l'urgence de trouver un expert face à la vulnérabilité de nos systèmes». Pour leur défense, les deux hommes expliquent qu'ils n'ont fait qu'interpréter les formulaires qu'eux-mêmes ont dû remplir pour leur habilitation secret-défense. «Nous n'étions pas au courant des conditions d'habilitation», se défend Philippe Hannebicque. Sur ces formulaires, apparaissent l'origine des parents, les voyages faits à l'étranger depuis cinq ans, les éventuels contacts avec les services secrets etc. «Nous avons fait une déduction malencontreuse», clame Patrick Halleguen. «Je n'imaginais pas que l'annonce passe si facilement entre les mailles du filet des RH», confie-t-il.
Quand Maxime Cessieux, avocat de SOS Racisme, prend la parole, il semble comprendre la contrainte de temps mais s'étonne que l'annonce soit passée au travers du comité de direction. Le procureur, Roland Banton, est lui aussi très surpris que les deux hommes n'aient pas demandé de l'aide pour ce processus d'habilitation qui les dépassait complètement...
13:43 Publié dans Discriminations, Les actions judiciaires de SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : discriminations, cegetel, sfr, neuf, sos racisme
Garde à vue pour des saluts nazis : enfin des actes !
Suite à la garde à vue de deux supporters lensois ayant fait des saluts nazis dans les tribunes du Parc des Princes lors du match PSG/ RC Lens, SOS Racisme tient une fois de plus à condamner ce type d’actes contraire aux valeurs du sport et de la République. Nous saluons l’efficacité et la réactivité des services de sécurité du stade, qui ont permis de retrouver les deux supporters. Par ailleurs, la décision du parquet va enfin dans le sens des demandes à répétition de SOS Racisme de faire preuve de fermeté face à ce fléau qui empoisonne nos tribunes. Nous espérons que ce genre de mesure sera généralisé et systématisé en cas de dérive. SOS Racisme
13:35 Publié dans Discriminations, Les actions judiciaires de SOS RACISME, Racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, nazis, saluts nazis, parc des princes, psg, lens
mardi, 13 janvier 2009
Hortefeux embarrassé par de trop bons chiffres
Pas facile d'annoncer 29 796 expulsions, quand on va passer de l'Immigration aux Affaires sociales. Autre objectif atteint: le nombre de filières clandestines démantelées est également en hausse. Brice Hortefeux, qui présente son bilan mardi matin, a refusé de confirmer les chiffres du Journal du Dimanche, assumant en revanche avoir rempli les objectifs fixés par Nicolas Sarkozy.
29 796 étrangers sans-papiers reconduits hors de nos frontières en 2008! C'est encore mieux que l'objectif fixé par le président de la République, quand il lui a confié la création du très controversé ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. En début d'année, le chef de l'Etat lui avait "demandé" 28 000 expulsions, après 25 000 l'année précédente. Brice Hortefeux a fait mieux, et le nombre de filières clandestines démantelées est également en hausse: de 87 à 101. Des chiffres presque gênants à la veille de son départ aux Affaires sociales. Ce week-end, ses équipes peaufinaient le bilan qu'il présente mardi à la presse, tellement la communication autour de ce résultat est sensible.
Au moment où il se prépare à plonger dans les dossiers sociaux, le ministre retrouve sa prudence naturelle: "J'ai assumé les objectifs que m'a fixés le Président", explique-t-il en refusant de confirmer les chiffres du JDD. Brice Hortefeux préférerait que l'on retienne son habilité politique à avoir installé dans le paysage gouvernemental un ministère si stratégique: le Président est persuadé qu'il doit en partie son élection à cette promesse de campagne.
"J'ai su négocier des accords sociaux"
Mis à part le faux pas législatif à l'automne 2007 du test ADN pour les candidats au regroupement familial, toujours pas effectif,, le ministre a désamorcé toutes les polémiques. Il a laissé la main à sa collègue "d'ouverture", Fadela Amara, sur la politique d'intégration et obtenu une cotutelle sur la police, les visas et la demande d'asile.
Brice Hortefeux s'est rendu vingt-deux fois en Afrique. Ce week-end, il était au Burkina Faso. "L'immigration était tabou, nous avons renoué le dialogue", raconte son porte-parole, Geoffroy Didier. Ces voyages ont débouché sur huit accords bilatéraux (Gabon, Bénin, Sénégal, Maurice, Burkina Faso, Cap-Vert, Tunisie) de maîtrise de l'immigration qui attendent leur ratification. La France accorde des titres de séjour pour les travailleurs ou les étudiants, et le pays d'origine accepte de mieux surveiller les sorties clandestines de ressortissants.
Hortefeux l'européen
En Europe, Brice Hortefeux a obtenu la signature des Vingt-Sept sur son Pacte européen de l'immigration. Pour l'instant, un accord sur des principes. Mais une prouesse alors que la France est jugée "répressive" par ses voisins et que les candidats à l'immigration vers la Grande-Bretagne doivent transiter par les côtes françaises (plus de 600 clandestins errent dans le Pas-de-Calais, ils étaient 500 au cours des derniers mois). Et la France a enregistré une hausse de 20% de demandes d'asile en 2008.
Mais Brice Hortefeux ne veut pas passer pour le Père Fouettard de l'immigration, avant de se mettre autour de la table avec les syndicats: "Mes interlocuteurs jugeront. Lorsque j'étais ministre des Collectivités locales, j'ai négocié un nouveau statut pour 1,8 million de fonctionnaires, sans provoquer le moindre mouvement." Le JDD
14:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hortefeux, expulsions, sans papiers, la honte, immigration, 30000, 29796
Actualité judiciaire de SOS Racisme
Lyon : 2 jeunes du FNJ poursuivis pour une ratonade
Le 25 février 2006, aux alentours de 20h30, lors d’un match de football opposant l’Olympique Lyonnais au club de Rennes au stade de Gerland, cinq jeunes ont commis des violences sur deux personnes d’origine magrébine, avenue Jean Jaurès. Après avoir prononcé des propos racistes à l’égard d’une des deux victimes, ils les ont roué de coup de pied et de poing, cassé des bouteilles sur les victimes qui étaient à terre. Les victimes, Rachid et Medhi HARJI, ont été agressés sans raison alors qu’elles ne connaissaient pas leurs agresseurs. Deux de ces personnes, M. Steve MOINE et M. Howard LAMENA ont été trouvées en possession d’un autocollant des F.N.J. (Front National de la Jeunesse). Rachid et Medhi HARJI ont porté plainte contre leurs agresseurs. L’association SOS RACISME Rhône, luttant contre les discriminations et le racisme, s’est portée partie civile au procès. SOS Racisme Rhône
En savoir plus sur le déroulement du procès :
Agression raciste à Lyon: prison ferme pour 4 supporteurs lyonnais
SOS Racisme poursuit Cegetel pour Discrimination à l’embauche
Ce lundi, aura lieu le procès de Cegetel pour discrimination à l’embauche. C’est une citation directe
de SOS Racisme. Pendant 18 mois au sein de CEGETEL des recrutements d’ingénieurs réseau à Toulouse et Paris étaient conditionnés à "nationalité française et de parents français né en France". CEGETEL explique avoir eu ainsi des habilitations « secret défense » plus rapidement que s’il s’agissait d’étrangers ou de français d’origine étrangère.
C’est le premier procès en France contre les discriminations effectuées par des entreprises pour obtenir plus facilement l’habilitation « secret défense. » Cette discrimination à cause de l’habilitation : « secret défense » concerne une partie très importante des postes d’informaticiens et d’électronicien en France. Ce qu’a fait CEGETEL les autres entreprises le font aussi. Le nombre de victime est considérable étant donné que près 50 % des informaticiens en Ile de France sont de parents étrangers si vous consultez la liste des étudiants dans ces filières à l’université de Jussieu par exemple. Il y a quelque chose d’insupportable et de désespérant à voir CEGETEL déclarer en interne à ses 7500 salariés français de parents étrangers qu’ils auront beau être d’excellents professionnels dans le secteur de télécommunications et de l’informatique, ils ne pourront pas avoir les postes les plus "prestigieux" qui nécessitent une habilitation secret défense à cause de leurs origines. Prétendre qu’un français de parent étranger ne pourrait détenir des "secret défense" constitue une gageure lorsque le garde des Sceaux, Ministre de la Justice est de mère marocaine et de père algérien et tandis que le Président de la République, chef des armées est de père Hongrois.
SOS Racisme veut mettre un coup d’arrêt à ces discriminations qui continuent dans des centaines d’entreprises grâce à la condamnation de CEGETEL. SOS Racisme
En savoir plus sur le déroulement du procès :
Emplois secret-défense: discrimination reconnue par deux anciens de Cegetel - Le Monde
Quand l'habilitation secret-défense rime avec discrimination à l'embauche - Libération
Procès du maire de Charvieu-chavagneux
Le Maire de la commune de charvieu- chavagneux, Monsieur Dezempte a été condamné par la cour d appel de Grenoble à 3 ans d’illégibilité pour préemption , cette condamnation a été cassée par la cour de cassation qui a renvoyé Monsieur Dezempte devant la cour d’ appel de Lyon pour qu’il soit rejugé. L’audience qui s’est déroulé le 7 JANVIER a reconnu ,une fois de plus, que Monsieur Dezempte a discriminé le couple Ghezzal et qu’il a ordonné de ne pas vendre à ce couple à cause de leur origine. L’enjeu était dans la qualification de l’infraction. Les avocats de SOS Racisme et du Mrap ont demandé à ce qu’il soit condamné. Il serait incompréhensible que de telles préemptions discriminatoires ne soient pas condamnées. SOS Racisme a demandé à ce que Monsieur Dezempte soit reconnu coupable de subordination de fourniture d’un bien à une condition d’origine des acquéreurs. Il ne serait pas normal que les élus ne puissent être sanctionnés qu’ administrativement. Il est essentiel de déterminer un fondement juridique pour permettre la condamnation de délits à caractère raciste lorsqu’ils sont commis par des dépositaires de l’ordre public. Par ailleurs, SOS Racisme demande la confirmation de la peine d illégibilité obtenue devant le TGI de Vienne et devant la CA de Grenoble. La décision sera rendue le 4 Février 2009. SOS Racisme
En savoir plus sur le déroulement du procès: Dézempte sera-t-il condamné pour discrimination raciale ? Lyon Capitale
Des associations de quartier s'unissent contre l'antisémitisme
Elles se sont réunies lundi soir à la demande de Fadela Amara. L’Union des Etudiants juifs de France a annoncé au cours de la réunion avoir recensé 55 actes antisémites depuis le début de l'offensive israélienne. La secrétaire d’Etat à la politique de la Ville Fadela Amara a réuni lundi soir, à la demande de l’Union des Etudiants juifs de France, une vingtaine d’associations des quartiers pour essayer d’"endiguer la déferlante d’antisémitisme". Raphaël Haddad, président de l’UEJF, a annoncé au cours de la réunion que 55 actes antisémites avaient été recensés en France depuis le début de l’offensive israëlienne sur Gaza. "C’est, a-t-il dit, plus important que ce que l’on a connu en 2001". A titre d’exemple, a-t-il rappelé, il y a eu pour toute l’année 2007, 271 actes antisémites.
Pour "endiguer cette subite déferlante d’antisémitisme", Fadela Amara avait donc, à la demande de l’UEFJ, appelé les principales associations de quartier à se réunir pour envisager des initiatives communes. Parmi ces associations, au nombre de 18 : SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises, Changeons de regard de Drancy, Zy’Va de Nanterre, Au-delà des Mots de Clichy-sous-Bois, ou encore Kolors de Paris 19ème ou le Conseil des jeunes à Aubervilliers... Libération
Situation dans la bande de Gaza - Importation du conflit en France
SOS Racisme tient à manifester son inquiétude face à la dégradation de la situation humanitaire dans la bande de Gaza où des centaines de milliers de personnes sont les victimes d’un conflit dont elles sont malgré elles partie prenante. Par ailleurs, si Israël a droit à une sécurité mise quotidiennement en péril par les actions du Hamas à partir de la bande de Gaza, l’issue du conflit au Proche-Orient ne peut se traduire que par des concessions politiques
et en aucun cas par une option militaire dont les limites ont de toute façon déjà été testées dans la durée. Enfin, quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur les évènements actuels au Proche-Orient, SOS Racisme appelle à ce que le conflit ne soit pas importé sur le territoire français par des démagogues de tout ordre. Le conflit au Proche-Orient est un conflit politique qui doit être traité comme tel. Celles et ceux qui tenteraient de lui donner un aspect ethnico-religieux afin de plaquer artificiellement les lignes de fracture qui existent là-bas sur la situation française doivent être dénoncés avec la plus grande vigueur.
Nous n’oublions en tout cas pas que la meilleure aide que les citoyens français puissent apporter à une amélioration durable de la situation au Proche-Orient ne passera pas par l’importation du conflit mais par l’exportation du vivre-ensemble.
Agression raciste devant Janson-de-Sailly
Il semblerait que jeudi dernier trois jeunes aient été agressés devant le lycée Janson-de-Sailly par des membres du groupuscule d’extrême droite la Ligue de Défense Juive (LDJ). SOS racisme demande que toute la lumière soit faite au plus vite sur cette affaire. Il faut que la justice réponde à ces comportements avec la plus grande fermeté. Ce type d’acte ne doit pas rester impuni, surtout dans la période actuelle, au risque d’une augmentation dramatique des agressions à caractère raciste ou antisémite. Nous rappelons que celles et ceux qui voudraient jouer le jeu de l’importation du conflit du Proche-Orient sur notre territoire ne le font certainement pas pour aider ni les Israéliens, ni les Palestiniens. Nous dénonçons avec la plus grande vigueur celles et ceux qui essaient de donner un aspect ethnico-religieux au conflit au Proche Orient afin de plaquer artificiellement les lignes de fracture qui existent là-bas sur la situation française. Le vivre ensemble est notre bien le plus précieux, il est de la responsabilité de chacun de refuser les logiques de haine et de dénoncer les récupérations du conflit qui peuvent être faites sur le territoire français par des démagogues de tout ordre.
Condamnation de l’attaque de la Synagogue de Saint Denis.
SOS Racisme condamne avec la plus grande fermeté l’attaque au cocktail molotov dont a fait l’objet la synagogue de Saint Denis dans la nuit de dimanche à lundi. SOS Racisme rappelle que celles et ceux qui voudraient jouer le jeu de l’importation du conflit du Proche-Orient sur notre territoire ne le font certainement pas pour aider ni les Israéliens, ni les Palestiniens. Il faut dénoncer avec la plus grande vigueur celles et ceux qui essaient de donner un aspect ethnico-religieux au conflit au Proche Orient afin de plaquer artificiellement les lignes de fracture qui existent là-bas sur la situation française.
SOS racisme tient à dire avec force qu’il est de la responsabilité de chacun de ne pas souffler sur les braises et d’asséner la conviction que le mieux que nous ayons à faire, ça n’est pas d’importer la haine en France mais au contraire de démontrer qu’il est possible de vivre ensemble. C est afin de porter ce message que SOS racisme, se rendra avec plusieurs associations, à la rencontre organisée par Fadéla Amara au Ministère de la Ville aujourd’hui.
SOS Racisme dénonce l’agression contre une synagogue de Toulouse
Déclaration de Dominique SOPO, Président de SOS Racisme : « C’est avec indignation et inquiétude que nous avons appris que, dans la soirée du 5 janvier 2009, une voiture-bélier enflammée avait été lancée contre le portail d’une synagogue à Toulouse. Il est fort probable que cet acte criminel soit lié à la situation en cours dans la bande de Gaza. SOS Racisme rappelle que celles et ceux qui voudraient jouer le jeu de l’importation du conflit du Proche-Orient sur notre territoire ne le font certainement pas pour aider ni les Israéliens, ni les Palestiniens, à moins qu’il nous soit expliqué en quoi frapper un Juif ici améliorerait la situation dans la bande de Gaza ou en quoi se livrer à des ratonnades apporterait un plus à la sécurité d’Israël. Il est de la responsabilité de chacun de ne pas souffler sur les braises et d’asséner la conviction que le mieux que nous ayons à faire, ça n’est pas d’importer la haine en France mais au contraire de démontrer qu’il est possible de vivre ensemble. »
Communiqués de SOS Racisme
13:47 Publié dans Extrême France, International, Racisme, Réaction à l'actualité, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gaza, palestinien, israel, sos racisme, hamas, proche orient
Affaire Dray
Déclaration du Bureau National de SOS Racisme
Depuis vendredi dernier, une avalanche médiatique a gravement sali l’image et la réputation de SOS Racisme. Cette réalité est d’autant plus désagréable que ni SOS Racisme ni un quelconque de ses dirigeants ne se trouvent concernés par l’enquête préliminaire en cours.
Face aux amalgames entretenus par la présentation médiatique des faits, SOS Racisme tient à rappeler quelques vérités :
Premièrement, les comptes de SOS Racisme sont d’une transparence absolue. En effet, l’association, malgré un budget limité, est sans doute l’une des plus regardées par des contrôles extérieurs. Ainsi, SOS Racisme est sujette, du fait qu’elle perçoit des fonds publics, à des contrôles de la Cour des Comptes, dont le dernier remonte à 2003. En outre, SOS Racisme est tenue de disposer de comptes certifiés par un commissaire aux comptes après établissement de sa comptabilité par un cabinet d’expertise comptable. Enfin, SOS Racisme, depuis plus de 5 ans, est directement et régulièrement contrôlée par un contrôleur d’Etat détaché du Ministère des Finances.
Deuxièmement, au regard des amalgames visant à insinuer le doute, nous sommes tenus d’affirmer avec sérénité et fermeté que pas un centime d’euro reçu par l’association n’a été utilisé à des fins autres que la réalisation des actions antiracistes.
Les conclusions et les assimilations rapides de ces derniers jours sont d’autant plus révoltantes que la réalité de l’engagement antiraciste, ce sont des générations de jeunes militants qui, bien loin de s’enrichir dans leur combat, donnent de leur temps, de leur énergie mais aussi de leur argent en étant convaincus qu’il est utile de passer une partie de sa jeunesse à faire progresser le vivre ensemble dans notre pays.
SOS Racisme ose espérer que, dans les jours qui viennent, les médias rétabliront ces vérités en faisant preuve d’une rigueur qui n’a manifestement pas été la règle jusqu’à cet instant.
13:40 Publié dans Réaction à l'actualité, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dray, sos racisme, détournement, fidl, parains de sos racisme
Ouverture d’une enquête préliminaire dans l’affaire Dieudonné : SOS Racisme satisfaite

SOS Racisme apprend avec satisfaction l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris concernant la « mise en scène » de Dieudonné lors de son passage au Zénith de Paris le 26 décembre dernier. L’association a chargé Maître Patrick Klugman de suivre l’évolution de cette enquête et de donner toutes les suites judiciaires nécessaires à cette nouvelle salve aux relents antisémites de Dieudonné. SOS Racisme rappelle que la mise à l’honneur de Faurisson par Dieudonné, ainsi que la remise d’un « prix » à ce négationniste notoire par une personne représentant un déporté juif, ne relèvent pas de la simple provocation ou d’un mauvais goût sur lequel il faudrait passer.
Dominique SOPO, Président de SOS Racisme, déclare à ce propos : « Les personnes qui assistent aux spectacles donnés par Dieudonné au Zénith de Paris ne peuvent pas ignorer que ces derniers sont chaque fois l’occasion d’ignominies. Le fait que Dieudonné choisisse un cadre prétendument humoristique et artistique pour distiller des tranches de vie du parfait petit fasciste ne change rien à l’affaire. Le Zénith de Paris n’est pas pour Dieudonné une scène comique mais une tribune politique pour le leader d’extrême-droite qu’il est en train de devenir sous nos yeux. »
Dieudonné, propagandiste du négationnisme
SOS Racisme tient à condamner ce qui s’est déroulé au Zénith de Paris ce vendredi 26 décembre. Le geste de Dieudonné qui, au cours de son spectacle, a mis à l’honneur le négationniste Faurisson, ne peut être considéré comme une simple « provocation ». Par ce geste, Dieudonné, que nous avions déjà du qualifier de « Le Pen noir » il y a quelques années après qu’il avait fait huer des noms de juifs dans le même Zénith de Paris, se pose en propagandiste du négationnisme. Présence de Jean-Marie Le Pen dans la salle, remise d’un prix de l « insolence » par une personne figurant un déporté juif, ovation demandée – et obtenue – pour un antisémite pathologique et obsessionnel… Dieudonné n’est pas ici dans la « provocation » mais dans l’affirmation d’une ligne politique – fut-elle brouillonne - d’extrême-droite.
SOS Racisme tient également à attirer l’attention sur les personnes assistant aux spectacles de Dieudonné. En effet, chacun sait aujourd’hui que chacun des spectacles – et notamment au Zénith de Paris – est une possible occasion d’un dérapage. La question se pose alors : les spectateurs de Dieudonné vont le voir pour rire ou pour huer les Juifs ?
Commniqués de SOS Racisme
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mercredi, 07 janvier 2009
Agression raciste à Lyon: prison ferme pour 4 supporteurs lyonnais
Quatre supporteurs lyonnais, proches de l'extrême-droite, ont été condamnés mardi soir en correctionnelle à Lyon à des peines de 12 mois de prison ferme ou en partie avec sursis pour avoir roué de coups deux frères d'origine maghrébine, en marge d'un match en 2006.
Le tribunal s'est montré plus sévère que la procureure, qui n'avait requis de la prison ferme - 18 mois dont 16 avec sursis - que pour Dany Gentilhomme, 23 ans, déjà condamné notamment pour des agressions à caractère raciste.
Ce dernier a été condamné à la peine la plus lourde: 12 mois ferme.
Howard Lamena, 22 ans, qui reconnaît avoir "frappé le premier" parce qu'on l'avait "regardé bizarrement" et Steve Moine, 28 ans, ont été condamnés à 12 mois de prison, dont six avec sursis, tandis que Rémi Chambe, 26 ans, a été condamné à 12 mois, dont 10 avec sursis.
Les prévenus, dont deux étaient en possession d'un autocollant du FNJ (Front National de la jeunesse), étaient poursuivis pour violences aggravées à caractère raciste, en réunion et avec arme par destination.
Le tribunal les a également condamnés à verser collectivement 1.000 euros de dommages intérêts à SOS Racisme, le Mrap et la Licra, parties civiles.
Le 25 février 2006, vers 20H30, Rachid Harji et son frère Medhi, alors âgés de 19 et 17 ans, arrivent en retard au stade de Gerland pour assister au match OL-Rennes, lorsqu'ils croisent une dizaine de supporteurs ultras, éméchés, certains le crâne rasé.
Selon les témoignages de deux stadiers, ces derniers "se sont jetés sur eux et les ont roués de coups de pieds et de poings", et frappé à coups de bouteille, avant d'être interpellés.
Mehdi et Rachid Harji ont eu respectivement 22 et 20 jours d'interruption totale de travail.
"J'avais bu plusieurs bières car je fêtais mon départ à l'armée", a expliqué Lamena à l'audience. "J'ai mis une petite claque sur la tête de Mehdi et il m'a frappé, alors j'ai ramassé une bouteille et je l'ai frappé et mes copains m'ont rejoint", a-t-il dit, niant comme les autres le caractère raciste de l'agression.
Si Chambe reconnaît "être entré bêtement dans la bagarre" et avoir "donné trois ou quatre coups", Steve Moine, pourtant identifié formellement, a tenté de minimiser son rôle, assurant "avoir été pris dans le tourbillon de la bagarre".
Quant à Dany Gentilhomme, il affirme "avoir pris un coup et s'être défendu".
"Personne ne contestera que ces violences ont été volontaires", a assuré la procureure, Geneviève Gonnet, soulignant que trois des quatre prévenus "étaient bien connus pour être dans la provocation et le conflit avec les Maghrébins au stade".
Saluant le témoignage "pas revanchard et pas haineux" des deux victimes, elle a déploré "de ne pas avoir entendu de regrets" des prévenus.
"On est en présence de racistes décomplexés, qui n'aiment pas la +racaille+", a souligné l'avocat des victimes, Me Hervé Bambanaste.
"Si ce n'est pas à caractère raciste, pourquoi s'acharner à coups de pieds et de bouteille ?", a déclaré de son côté, Me Bertrand Sayn, avocat de SOS Racisme et du Mrap. http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38057500@7-37,0.html?xtref=http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38057500@7-37,0.html
09:05 Publié dans Extrême France, Les actions judiciaires de SOS RACISME, Racisme, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, lyon, tribunal, extrême droite, raciste, racisme, agression
lundi, 22 décembre 2008
Incendie de la mosquée de Saint-Priest : un acte qui suinte le racisme
SOS Racisme tient à manifester son indignation suite au début d’incendie qui a frappé ce samedi la mosquée de Saint-Priest. Quelques jours après la profanation du carré musulman du cimetière de Notre-Dame de Lorette, cet acte signifie clairement que certains veulent remettre en cause la présence sur le territoire national des personnes de culture arabo-musulmane.
Afin de stopper la possible multiplication de ces actes criminels, il est du devoir des autorités publiques de mettre tout en œuvre afin de pouvoir retrouver les responsables de ces actes inqualifiables. SOS Racisme
Mosquée de Saint-Priest: manifestation contre l'islamophobie
Un millier de personnes se sont réunies dimanche devant la mosquée de Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon, pour dénoncer la montée de "l'islamophobie" en France au lendemain d'une tentative d'incendie du lieu de culte qui a suscité un vif émoi au niveau national… Entre un millier de personnes, selon la police, plus de 2.000 selon les organisateurs, ont bravé le froid sec pour exprimer leur "colère et leur incompréhension" face à la "recrudescence et à la montée significative de l'islamophobie en France". Beaucoup d'hommes, quelques enfants et leurs mères, ont écouté en silence et dans la dignité les discours des personnalités religieuses et politiques présentes, réunies devant la porte de la mosquée, brûlée et barrée par des planches. Souad, 30 ans, venue du 8e arrondissement de Lyon pour apporter son "soutien" à ses frères musulmans de Saint-Priest, s'est dit "très peinée et meurtrie". "On a du mal à comprendre ce type de geste: comment peut-on s'attaquer à un lieu de paix?", s'est-elle interrogée. "On se serait attaqué à une synagogue ou à une église, j'aurais pensé de la même façon", a-t-elle ajouté. Parmi la foule des fidèles, un anonyme fait flotter un drapeau tricolore, tandis qu'un autre brandit un Coran dont les pages ont été endommagées par le début d'incendie, d'origine criminelle avérée selon la police. "Voir que l'on s'attaque à des lieux de culte et à des sépultures (ndlr: allusion à la profanation début décembre de 500 tombes du carré musulman du cimetière Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras) m'inquiète", a affirmé le recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane."Ce Coran est plein de paix, ce Coran est plein d'amour, lisez-le!", s'écrie alors le fidèle brandissant le livre sacré "parti en fumée", un "sacrilège" selon Maurice Amsellem, président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif)... Libélyon
Condamnations pour l’incendie de la mosquée de Colomiers
Le 20 avril dernier la mosquée de Colomiers était la cible de dégradations et d’un incendie criminel. SOS Racisme s’etait constitué partie civile . Aujourd’hui, SOS Racisme se félicite des condamnations requises à l’encontre des incendiaires de la mosquée de Colomiers. Nous espérons que cette condamnation sera suivie par le démantèlement des groupes néo-fascistes, la justice a su faire preuve de la plus grande fermeté face à ces individus. SOS Racisme
11:38 Publié dans Extrême France, Les actions judiciaires de SOS RACISME, Racisme, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mosquée, saint priest, lyon, incendie, racisme, extreme droite, islamophobie
Fadela Amara en colère face aux lenteurs du plan banlieues
Environ 2.000 "contrats autonomie" ont été signés en 2008 alors que le plan "Espoirs banlieues" en prévoyait 4.500 avant la fin de l'année, déclare la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara. Clef de voûte du dispositif, le contrat d'autonomie prévoit un soutien renforcé et personnalisé pour aider les jeunes de moins de 26 ans à trouver un emploi. Au total, 45.000 contrats autonomie étaient prévus sur trois ans, financés sur une enveloppe de 250 millions d'euros. "On sera à 20.000 en 2009" et l'objectif des 45.000 sera tenu, a-t-elle assuré lors de l'émission "Dimanche Soir Politique" sur France Inter/i-Télé/Le Monde.
A l'instar de Nicolas Sarkozy qui a déploré les lenteurs du plan banlieues cette semaine, Fadela Amara a estimé qu'il ne se mettait pas en place assez vite à cause d'une "élite", "certains hauts fonctionnaires", qui ne jouent pas le jeu. "Vous avez dans ce pays une élite qui ne souhaite pas voir émerger les enfants d'ouvriers", a-t-elle accusé, citant en exemple les "délégués du préfet" chargés d'assurer la mise en place du plan dans les quartiers. Il devrait y en avoir 350, mais "à l'heure où je vous parle, il n'y en a pas une quinzaine en fonction", a-t-elle affirmé, précisant avoir "tapé du poing sur la table" devant le président de la République. "Je ne veux pas des chèques pour les banlieues", a-t-elle fait valoir en réponse à une question sur le peu de fonds mobilisés en faveur des quartiers défavorisés dans le cadre du plan de relance de l'économie. "Il faut tout changer dans le fond (...) Cela fait trente ans qu'on a abandonné les quartiers populaires. Je ne suis pas la fée du logis, moi ! Je veux qu'on mette tout sur la table et s'il faut que je joue ma peau à chaque fois, je jouerai ma peau à chaque fois", a-t-elle ajouté. ancé en février, le plan "Espoir banlieues" prévoit la création dans les zones dites sensibles de sites d'excellence, d'écoles de la deuxième chance et d'internats de réussite éducative. "Il y a des chantiers qui ont pris un retard considérable (...) Dans le dos des plus hautes autorités de l'Etat, on s'ingénie à réduire les ambitions qui ont été fixées", a estimé Nicolas Sarkozy mercredi. La secrétaire d'Etat à la Ville avait annoncé un "pré-bilan" du plan banlieues avant la mi-décembre, à l'occasion d'un conseil interministériel des villes qui n'a pour l'instant pas encore eu lieu. L'express
11:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fadela, amara, plan banlieu, sarkozy, contrats autnonomie, espoirs banlieues, banlieues
Police à la Guillotière : “on a vécu une rafle”
Lundi 15 décembre, la place Gabriel Péri a été bouclée pendant une heure par la police et les douanes. Bilan : sept interpellations dont six sans-papiers, et six contraventions dressées.
Peu avant 14H30, les voitures de police et de douanes déboulent “place du Pont”. Rapidement, ils bouclent la place centrale de ce quartier populaire de Lyon avec des bandes rouges et blanches (voir les photos sur rebellyon.info). Du haut de son appartement de la place, un témoin raconte, encore impressionné : “J'ai cru à une manif' tellement qu'il y avait de personnes agglutinées. On ne pouvait pas entrer dans le périmètre. Et à l'intérieur, tout le monde était contrôlé et fouillé”. De nombreux habitants de quartier et de voisins s'interrogent toujours sur cette nouvelle façon de faire de la police. Officiellement, si l'on s'en tient aux réquisitions du procureur, cette opération avait pour objectif d'interpeller voleurs et trafiquants de cigarettes ou de stupéfiants. En septembre dernier, British American Tobacco, numéro 2 mondial de la vente de tabac, avait commandé un rapport portant sur la contrebande de cigarettes où la “place du Pont” était présentée comme le centre d'un marché lyonnais où tous les jours 500 paquets de cigarettes de contrebande seraient vendus. Bilan de l'opération dressé par la préfecture : sept interpellations dont six sans-papiers et une personne pour “outrage à agent chargé de mission de service public” (un employé TCL). Quatre contraventions à la police des débits de boissons ont été dressées ainsi que deux “transactions douanières” (les contraventions des douanes) : l'une pour détention de cocaïne (0,5 grammes) et l'autre pour non transfert de licence d'un café. Résultat : on peut douter des objectifs affichés par cette opération de police...
11:30 Publié dans Discriminations, Immigration, Sans-papiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon, rafle, guillotiere, police, douane, sans papier
Réactions au discours de Nicolas Sarkozy relatif à la diversité
Réaction de SOS Racisme : Communiqué de presse
SOS Racisme tient à saluer le volontarisme du président de la République dans son discours de ce jour relatif à la diversité. En effet, en mettant le doigt sur le conservatisme tenace qui existe au niveau des élites du pays et en affirmant vouloir rendre l’accès à ces élites plus fluide, le président s’appuie sur une analyse juste.
Cependant, SOS Racisme tient à exprimer une interrogation, un regret et une inquiétude. Un doute quant au financement nécessaire pour mettre en place certaines des annonces faites. En effet, comment trouver suffisamment d’enseignants pour renforcer les formations dans les prépas réservées aux boursiers et pour encadrer les jeunes dans les internats éducatifs à une époque où l’on nous parle de suppression année après année de milliers de postes d’enseignants ? Un regret dans la mesure où, en dépit d’un fort volontarisme, le président s’est montré trop timoré dans la mise en œuvre de mesures contraignantes. A titre d’exemple, le CV anonyme devrait être mis en place, par une loi déjà existante !, dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés et non dans les seules grandes entreprises à qui cela aurait été demandé. Une inquiétude, enfin, liée à un déplacement du centre de gravité du débat. On peut certes parler de diversité mais cette dernière n’est en aucun cas une fin en soi et ne saurait nous éloigner, par l’énergie que les débats relatifs à cette notion demanderait, de la nécessité de l’élaboration d’une politique publique de lutte contre les discriminations qui reste encore à mettre en place dans notre pays. SOS Racisme
Réaction de Caroline Fourest : "Discriminations : la juste mesure"
L'intensité du débat et la sagesse de la commission présidée par Simone Veil ont donc porté leurs fruits. En janvier, lors de son discours de rentrée, Nicolas Sarkozy s'orientait vers une politique de discrimination positive fondée sur des critères ethniques et religieux. Son plan pour la diversité rectifie le tir. Le président accepte de mettre son volontarisme politique au service d'une politique d'"égalité des chances réelle" privilégiant le "critère social", notamment le critère "boursier". Ce qui permet d'aider les victimes du racisme concentrées dans les classes sociales et les territoires défavorisés, sans les enfermer dans une identité figée, sans flatter le différentialisme, et sans encourager la concurrence entre les victimes.
Certaines associations communautaires ne manqueront pas de dire leur déception. Pourtant, ni l'inscription du mot "diversité" dans le préambule de la Constitution ni les statistiques ethniques n'auraient servi l'égalité. Autant ces outils relèvent du passage obligé dans des pays ayant connu la ségrégation et donc les catégories "raciales", comme les Etats-Unis ou l'Afrique du Sud, autant cette voie aurait eu pour effet de légitimer un mode de pensée ethnique que l'antiracisme français souhaite précisément combattre. Puisqu'il caresse le rêve du droit à l'indifférence, et non le droit à la différence. En dépit des apparences, la première approche est beaucoup plus ambitieuse que la seconde. Le droit à l'indifférence rêve que chaque citoyen puisse être regardé comme un autre, et bénéficie de tous ses droits sans discrimination aucune. Le droit à la différence prévoit simplement de traiter équitablement des citoyens, sans renoncer à les regarder comme différents. On nous cite en exemple la réussite de Barack Obama, mais le nouveau président américain élu représente justement l'Amérique post-raciale, qui souhaite en finir avec l'assignation ethnique et retrouver le chemin de l'universalisme... Le Monde
Réaction de Patrick Weil
Patrick Weil, vous êtes directeur de recherche au CNRS, auteur de "La République et sa diversité" (Le Seuil, 2005) et de "Liberté, égalité, discriminations" (Grasset, 2008). Faut-il inscrire la discrimination positive dans le préambule de la Constitution ?
Non, je n'y suis pas favorable. En France, les seuls moments où l'on a distingué les races, les ethnies ou les religions, c'était pendant l'esclavage, la colonisation et le régime de Vichy.
La République a donc, en réaction, affirmé l'égalité devant la loi de tous les citoyens "sans distinction d'origine, de race ou de religion", comme le précise la Constitution. Le préambule s'inscrit dans notre histoire nationale, il reprend la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et proclame des valeurs fondamentales : si l'on y touche, on risque de provoquer des débats interminables qui paralyseront toute politique en faveur de la diversité pendant des années. Se lancer dans une réforme constitutionnelle, c'est choisir de diviser le pays alors que l'on peut lutter dès aujourd'hui contre les discriminations dans le cadre constitutionnel existant. La discrimination positive ne figure d'ailleurs pas dans la Constitution américaine, dont certains veulent s'inspirer : la Cour suprême a juste validé cette politique en la soumettant à de très strictes conditions puisqu'elle porte atteinte au principe d'égalité individuelle devant la loi.
Que pensez-vous des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy ?
Je trouve qu'elles sont un peu timides. Expérimenter le CV anonyme dans une centaine d'entreprises, ce n'est que commencer à appliquer une disposition qui est dans la loi depuis 2006. Quant aux internats d'excellence et aux 30 % de boursiers dans les classes préparatoires, ce sera positif pour les individus qui en bénéficieront.
Mais, ajouté aux "assouplissements" de la carte scolaire, cela risque d'accentuer de façon intolérable les inégalités entre établissements en vidant les lycées défavorisés de leurs meilleurs éléments... Le Monde
11:13 Publié dans Discriminations, Réaction à l'actualité, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, sarkhozy, discriminations positive, diversité, egalité des chances, cohesion sociale, sarkozy
mercredi, 17 décembre 2008
SOS RACISME CONTRE L’OPAC DE SAINT ETIENNE
Pour fichage ethnique et discrimination racial - 18 décembre 2008 à 13h30 (palais de justice de St Etienne)
VENEZ NOMBREUX : DEPART DE LYON (contact@sosracismerhone.org / 0659681396)
L’OPAC de Saint Etienne est le premier organisme HLM jugé en France pour discrimination raciale et fichage ethnique des locataires et demandeurs de logement. SOS Racisme a déposé plainte contre L’OPAC de Saint Etienne, le 15 mars 2006, l’OPAC a été mis en examen pour ces délits le 13 novembre 2007, le juge d’instruction a clôturé l’instruction le 23 avril 2008, et le procureur a rendu un réquisitoire définitif de renvoi de l’OPAC devant le Tribunal Correctionnel.le 4 juillet 2008. Pour porter plainte, SOS Racisme s’était appuyé sur un rapport de juillet 2005, de la mission interministérielle d’inspection du logement social, qui reprochait à l’OPAC de Saint Etienne sa "Grille de peuplement" pour chaque immeuble dans lequel elle répertoriait "l'origine ethnique des titulaires du bail, en distinguant Maghreb, Afrique, Asie" en se fondant sur le "nom patronymique" des populations logées. En effet, pendant des années la direction de L’OPAC de Saint Etienne donnait des ordres écrits au service de gestion locative de limiter le nombre de locataires d'origine maghrébine, africaine et asiatique dans les bâtiments prisés, une cartographie des logements était établie. Depuis 1997, les appartements occupés par des familles dont le nom avait une consonance maghrébine étaient coloriés en vert dans la grille de peuplement, mise à jour à chaque entrée et sortie de locataire. Au total, prés de dix mille personnes ont été ainsi victime de fichage ethnique et de discrimination de la part de l’OPAC de St Etienne. Dans ce procès, Samuel Thomas Vice Président de SOS Racisme sera invité à s’exprimer en qualité d’auteur d’un rapport ministériel sur les discriminations dans le logement locatif. Il expliquera pourquoi la recherche de la mixité sociale ne saurait justifier la discrimination : « Nul ne doit jamais être choisi ou écarté en fonction de ses origines, tel est la loi Française que les Organismes HLM doivent respecter ».
L’OPAC, pour dissuader SOS Racisme de prévenir les locataires qu’ils étaient victimes de fichage ethnique et de discrimination a par ailleurs porté plainte pour diffamation contre SOS Racisme pour avoir mis « L’OPAC poursuivi en justice » en titre d’un tract diffusé dans les boites aux lettres des habitants de la cité Montreynaud. En effet l’OPAC considère que le terme poursuivi est diffamatoire, s’agissant de poursuites engagées par une association et non par le procureur de la république. Pour cette prétendue diffamation, SOS Racisme est convoqué le même jour devant le Tribunal. Cette poursuite en diffamation n’empêchera pas l’association d’informer les habitants de leurs droits. SOS Racisme entend défendre les victimes de l’OPAC qui ont peur de faire valoir leurs droits face à un puissant bailleur social qui appartient à la municipalité.
13:53 Publié dans Discriminations, Les actions judiciaires de SOS RACISME, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, proces, opac, st etienne, discriminations racisales, hlm
Diversité: quand la France s’éveillera…
Par Dominique SOPO, président de SOS Racisme
Victoire obtenue par un discours de réconciliation, affirmation de la légitimité de l’Etat à intervenir en matière sociale, restauration de l’image des Etats-Unis et donc du modèle démocratique : la victoire d’Obama fut à maints égards un moment d’exception. Elle fut également un moment d’exception en ce que Obama a construit sa victoire en s’extrayant de la question communautaire et raciale et que son élection a de ce fait permis le frémissement d’un espoir non dit mais latent chez nombre de ses électeurs et supporters : la conviction qu’il sera un jour possible de basculer dans une société post-raciale. Bref, la victoire d’Obama avait de quoi donner du souffle et de l’ampleur au débat relatif à la lutte contre les discriminations en France. Mais le débat aura, au contraire, profondément reculé, donnant l’impression que le nec plus ultra de la lutte contre les discriminations tournerait autour de la promotion de la «diversité» et de la mystérieuse «discrimination positive», le rideau de fumée sémantique cachant une absence de toute proposition qui remettrait en cause les équilibres de la société.
A quelques instants du dévoilement de propositions par le président de la République, il est utile que chacun des acteurs de la lutte contre les discriminations nourrisse le débat. Lutter contre les discriminations raciales, c’est avant tout s’interroger sur le substrat culturel qui les rend possibles. Ce substrat, c’est évidemment la construction pseudo-scientifique de la notion de race. La vision dégradée que cette construction renvoya du noir et de l’arabe ne resta pas à l’état intellectuel puisqu’elle légitima un violent rapport d’inégalité – esclavagiste ou colonial - que la France a fort heureusement remis juridiquement en cause depuis plusieurs décennies. Problème : la base juridique a certes disparu mais le substrat culturel, bien que considérablement affaibli, continue à travailler chacune de nos consciences. Et pour cause : par un retour timide et ambigu sur son passé esclavagiste et colonial, la France n’a pas fini de vider un contentieux historique qui continue à nourrir des représentations et des rancœurs auxquelles il faudra bien un jour s’attaquer ! Ce qui demande d'autres actes que le vote en 2005 d'un amendement vantant le "rôle positif" de la colonisation ou encore l'exploitation populiste du thème de l'immigration qui semble avoir pour seule fonction de signifier que l'étranger se trouve exclu de la définition d'une identité nationale «formolisée».
Exemplarité du discours donc, mais également exemplarité des pratiques. En effet, il est stupéfiant que l’Etat puisse maintenir des discriminations légales à l’emploi envers les étrangers en vertu de dispositions qui empêchent les étrangers non communautaires de postuler à 6,5 millions d’emplois.
Enfin, lutter contre les discriminations raciales demande d’activer le maximum de leviers. Or, la France manque aujourd’hui de nombre d’outils et de procédures dont l’absence est une cause puissante de la lenteur du recul des pratiques discriminatoires dans notre pays. Ainsi, l’introduction des «class actions» (actions collectives) et des dommages punitifs (1) devant la justice permettrait notamment de pousser les entreprises à réagencer leurs priorités et à faire de la lutte contre les discriminations une réalité déclinée dans les pratiques et les processus quotidiens.Dans le même ordre d’idées, l’Etat doit conditionner la passation des marchés publics à des engagements précis de la part des entreprises. A titre illustratif, ces engagements pourraient être la formation des personnels de ressources humaines à la lutte contre les discriminations ou la remise en cause régulière des procédures de recrutement dont on sait qu’elles peuvent être fortement biaisées. Enfin, il serait grand temps que l’Etat, dans une logique plus globale d’objectivation des mesures de recrutement, instaure le CV anonyme. En effet, un recruteur aura toujours tendance à écarter des candidats sur lesquels il projette, souvent inconsciemment, des préjugés. Le meilleur moyen de lever ces derniers, c’est de provoquer les rencontres entre celui – le recruteur - qui exprime le préjugé et celui – le candidat – sur lequel ce préjugé se trouve projeté.En réalité, sur chacune de ces propositions, et c’est là où une grande responsabilité incombe au chef de l’Etat, toute excuse, tout blocage, tout retard sont bons à invoquer pour surtout ne pas avancer.
L’élite politique qui est à l’origine de ces blocages se trouve par ailleurs renforcée en cela par les autres cercles d’une élite sclérosée, prompte à nous faire passer pour du courage et de l’audace vis-à-vis de la société ce qui est en réalité accepté par cette société depuis de nombreuses années. Dans une société française métissée, il n’y a aucun courage à nommer un présentateur noir au JT du 20h. Ces débats autour de la nomination de tel ou tel symbole issu de la « diversité » ne sont pas en soi illégitimes, notamment sur des postes où la décision de nomination comporte une part d’arbitraire. Mais, remarquons que la revendication de la «diversité» se trouve dans le débat français quasiment systématiquement déconnectée de la lutte contre les discriminations, comme si l’action sur les «couleurs» de l’élite était une fin en soi et non un éventuel levier pour aller plus avant dans la destruction des systèmes et des réflexes discriminatoires. Tout cela renvoie chez les élites en place à la volonté de se prémunir contre les critiques relatives à leur inaction en matière de lutte contre les discriminations. Pour reprendre la réplique d’un sketch de Thierry Le Luron, ce système de défense pourrait se résumer ainsi : «J’suis pas raciste, mon chien est noir !». L’élite veut ainsi camoufler l’absence de fluidité de sa sphère – l’élite n’aime pas la concurrence… - et sa volonté de ne pas faire grand-chose en matière de lutte contre les discriminations en intégrant de temps à autre quelques profils «atypiques».
La lutte contre les discriminations n’est pas un produit marketing. Elle renvoie à un projet de société exigeant, celui de la construction d’une France fraternelle et métissée. Elle demande pour ce faire que bien des petites baronnies soient bousculées, là où chaque pas provoque une levée de boucliers toujours habillée des meilleurs sentiments. Bousculer les baronnies, c’est non pas attendre leur assentiment pour mettre en place des réformes radicales en matière de lutte contre les discriminations mais leur imposer au besoin des réformes dont chacun sait qu’elles feraient reculer les discriminations. Mais bousculer les baronnies, c’est aussi avoir la conscience que les élites actuelles se caractérisent par une impressionnante déconnexion des enjeux réels de la société. Si la France est autant en retard en matière de politique publique de lutte contre les discriminations et si elle s’interroge aussi gravement sur la possibilité de l’émergence d’un Obama français, c’est pour une raison dont les conséquences dépassent de loin la seule question discriminatoire : son élite, fut-elle «rénovatrice», n’exhale pas le souffle de la vie mais le souffle fétide des cachots où chaque nouvelle génération d’élites court s’enfermer pour soutenir le siège du mouvement réel de la société.
(1) Les dommages punitifs sont des dommages et intérêts extrêmement élevés que doit verser une personne qui aurait été condamnée pour discrimination. Ils visent non pas à compenser le tort commis mais à envoyer un message de dissuasion à tous ceux qui seraient tentés de commettre la même infraction. En somme, ce sont des dommages préventifs et non compensatoires.
Diversité : Yazid Sabeg, le nouvel homme de Sarkozy
Nicolas Sarkozy va prononcer un long discours cet après-midi sur le thème de « L’égalité réelle des chances et la promotion de la diversité ». Et annoncer qu’il confie cette mission à Yazid Sabeg. La politique de l’ouverture se poursuit… L’homme du jour s’appelle Yazid Sabeg, un homme d’affaires de 58 ans, fils de manutentionnaire et né en Algérie. Nicolas Sarkozy, qui doit prononcer un discours à l’École Polytechnique, va lui confier la tâche de promouvoir « l’égalité réelle des chances et la promotion de la diversité ». Avec un titre qui reste à définir de haut-commissaire à la diversité ou de délégué interministériel. Le dossier n’est donc pas confié Malek Boutih, l’ex-président de SOS Racisme, comme l’avait annoncé Le Figaro. Aujourd’hui à la tête de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), Sabeg est depuis longtemps un fervent défenseur de la discrimination positive. Un dossier qu’il connaît bien et qu’il porte depuis des années. Il a notamment écrit avec son frère, il y a quatre ans, La Discrimination positive. Pourquoi la France ne peut y échapper ? puis, en 2006, La Diversité dans l’entreprise, comment la réaliser ? . Le 8 novembre dernier, Yazid Sabeg lance un Manifeste pour l’égalité réelle, dans lequel il appelle à « systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires ». Un manifeste soutenu par une certaine Carla Bruni-Sarkozy ! Ces derniers mois, Sabeg ne s’était pas privé pour critiquer la politique gouvernementale dans les banlieues, qu’il trouvait trop timorée.
13:44 Publié dans Discriminations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : diversité, egalité des chances, cohesion sociale, sarkozy, discours, lutte contre les discriminations, sos racisme
Discriminations : pour le comité Veil, il est inutile de modifier la Constitution
Contrairement à ce qu'avait souhaité Nicolas Sarkozy, le comité présidé par l'ancienne présidente du Parlement européen refuse de retoucher la loi constitutionnelle. Le chef de l'Etat présentera aujourd'hui des mesures pour promouvoir la diversité. Lutter contre les discriminations, protéger la dignité de la personne humaine, promouvoir l'égalité salariale et la parité : certainement oui, mais faut-il pour cela bouleverser le préambule de la Constitution ? Clairement non. C'est une fin de non-recevoir en bonne et due forme que le rapport Veil doit transmettre ce matin au président de la République, et dont « Les Echos » se sont procuré une copie.
« Je souhaite que le préambule de notre Constitution soit complété pour garantir l'égalité de l'homme et de la femme, pour assurer le respect de la diversité et ses moyens, pour rendre possibles de véritables politiques d'intégration, pour répondre au défi de la bioéthique », avait demandé Nicolas Sarkozy, en présentant sa « politique de civilisation », le 8 janvier dernier. Avec cinq mois de retard, le rapport du comité Veil ne laisse pas place au doute. Dans tous ces domaines - à une exception près -, estime-t-il, une modification du préambule serait inutile, voire dangereuse. Une à une, les propositions sont évacuées au moyen d'une analyse rigoureuse de l'ensemble du corpus des droits fondamentaux : préambule, mais aussi engagements internationaux de la France et jurisprudence du Conseil constitutionnel. Il suffit, suggère le rapport, d'utiliser d'abord plus intensément les ressources juridiques existantes avant de chercher à inscrire des « dispositions purement symboliques » ou « d'affichage ». Car, estime-t-il, les dispositions du préambule non seulement forment un ensemble cohérent, mais ont surtout « vocation à produire des effets normatifs ». Comprendre qu'il ne suffit pas d'introduire un concept dans la Constitution juste « pour faire beau » : « Il faut compter avec la possibilité d'effets collatéraux inattendus, peut-être pervers. »
« L'égale dignité de chacun » Il en est ainsi particulièrement de la discrimination positive fondée sur « l'origine » qui non seulement peut produire « une montée des tensions et des ressentiments entre communautés », mais surtout est « impraticable » juridiquement. Bref, il ne semble guère possible aux sages d'aller plus loin que le cadre constitutionnel actuel qui permet déjà des mesures « de différenciation positives destinées à prendre en compte et combattre les inégalités territoriales », ou les dispositions visant une catégorie de personnes particulières (handicapés, boursiers...). Même raisonnement en matière de parité, d'autant plus que la révision de juillet 2008 a fini de compléter le dispositif. Quant à la bioéthique, au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles, les membres du comité estiment qu'il est inutile de « figer le droit » dans la norme fondamentale étant donné l'évolution très rapide des techniques. Seule concession à cette belle mécanique intellectuelle et juridique : l'introduction à l'article 1 de la Constitution de la reconnaissance de « l'égale dignité de chacun ».
Ce rapport, commandé par Nicolas Sarkozy, va à l'encontre de ce qu'il avait espéré ? Qu'importe : le président de la République a décidé de bousculer son calendrier et de montrer qu'il pouvait faire avancer le dossier « diversité » par sa seule volonté politique. Il lancera aujourd'hui, lors d'un discours à l'Ecole polytechnique, un certain nombre de pistes pour promouvoir la diversité ethnique et sociale dans l'administration, dans l'éducation et dans les médias. Histoire de montrer que ses différends récents avec ses ministres Rachida Dati et Rama Yade n'ont pas entamé sa détermination. Histoire aussi de faire passer l'idée que malgré le recul sur le lycée et l'accumulation de difficultés économiques, le rythme des réformes continue. Les Echos
13:35 Publié dans Discriminations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : diversité, egalité des chances, cohesion sociale, sarkozy, discours, lutte contre les discriminations, sos racisme
Conférence de Presse des Prix Nobels de la Paix dans l’espace "Rencontre avec Martin Luther King"
Samedi 13 Décembre à 11h00 , dans l’espace "Rencontre avec Martin Luther King" s’est déroulée la conférence de presse cloturant le 9 ème sommet des Prix Nobels de la Paix. Dominique Sopo Président de SOS Racisme, en compagnie de Clarence Jones a participé à l’évènement. 5 Prix Nobels de la Paix : Fréderic Willem de Klerc, Betty Williams, Mairead Corrigan , John Hulme et Lech Waleza ont présenté le document final du sommet qui s’est déroulé les 11 et 12 décembre à Paris. Invitée d’honneur Madame Ingrid Bétancourt a présenté sa Fondation. SOS Racisme
Programme de l’évenement "Un Jour Martin Luther King"
Lundi 15 Décembre
17 H 00 : Projection du Documentaire "9/3, mémoire d’un territoire" de Yamina Benguigui
18 H 30 : Conférence/Débat "La réconciliation sociale : entre ville/banlieue" *en présence de Yamina Benguigui.
Mardi 16 Décembre
17 H 30 : Projection du documentaire "Homelande" de Jacqueline Kalimunda
18 H 30 : Conférence/Débat "la réconciliation en pratique : Afrique du sud, Rwanda" Mercredi 17 Décembre
Mercredi 17 Décembre
19 H : Concert de Gospel de Gospel River
Samedi 20 Décembre
15 H00 : Concert Reggae avec Solo Jah Gunt et les groupes Onylee et Dread Blood Clash
19 H 30 : concert "Atlanta - Paris" Un voyage entre la ville de naissance de Martin Luther Ling et Paris vu par plusieurs artistes : Agnes Paris, Harold, Frankie et Natho
Dimanche 21 Décembre
15 H 00 : Animation de danse avec la Compagnie Dife Kako
16 H 30 : Performance de danse "dream" conçue par Suzanne Cotto et Christine Moreau
20 H 00 : Concert de cloture Hegemony of funk avec en guest Assia, laam...
Toutes les activitées se déroulent sous la tente au dessus des fontaines du trocadéro. Métro Trocadéro Ligne. 6 ou 9
13:23 Publié dans Racisme, SOS RACISME, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, paris, trocadero, evenement, sortir, martin luther king, prix nobel de la paix
vendredi, 12 décembre 2008
Lyon ne souhaite pas la bienvenue à Dieudonné
« L’humour de Dieudonné est un humour antisémite et communautariste. Et c’est un rire qui repose sur une complicité avec le public. Aller voir Dieudonné, c’est cautionner le rire antisémite», explique Yoann Sportouch, président de l’UEJF à Lyon. L’Union des étudiants juifs de France vient avec plusieurs autres associations dont SOS Racisme, la Licra et la Ligue des Droits de l’Homme, de co-signer un texte contre la venue de l’humoriste vendredi soir à Lyon pour son dernier spectacle. Réponse de l’intéressé via Libération : « C’est une façon de faire ma promotion, c’est sympa, mais c’est déjà complet »…
Le texte est intitulé « Lyon ne souhaite pas la bienvenue à Dieudonné » et rappelle par « morceaux choisis » les derniers « dérapages » de l’humoriste, sur les Juifs en particulier, notamment les références douteuses aux agressions antisémites dans le 19è arrondissement de Paris ou à l’assassinat d’Ilan Halimi. « Dieudonné confond une fois de plus rire antisémite de la plus grande violence et rire comique », expliquent les associations. Par ailleurs, souligne Yoann Sportouch, « Dieudonné entretient désormais une réelle connivence avec l’ultra-droite », rappelant l’épisode du baptême de son fils par Jean-Marie Le Pen. Ajoutant : « Il ne fait plus d’humour, il délivre un message politique, et en particulier un message antisémite ». L’intéressé dit ne pas être totalement d’accord. Sauf sur le rire « anti-communautariste ». Revendiqué, dit-il. Il dit aussi qu’on peut rire avec tout le monde, « avec l’extrême gauche et l’extrême-droite ».
« Je me demande bien pourquoi ces associations n’ont pas réagi à ce qui m’est arrivé en Suisse » , se plaint Dieudonné. Référence à une sortie du comédien Pascal Bernheim qui, dans une émission suisse, l’a récemment qualifié de « nègre ». L’auteur des propos a depuis présenté ses excuses, mais Dieudonné ne décolère pas. Et se demande, avec une pointe d’ironie, pourquoi SOS Racisme n'est pas intervenu.
Les associations qui n’ont « pas voulu demander l’interdiction du spectacle », distribueront leur texte quelques heures avant le spectacle Dieudonné qui doit se tenir au Transbordeur de Villeurbanne. « Il y a un réel problème de liberté d’expression », explique Dieudonné. « Il y a des limites à la liberté d’expression », plaide le porte-parole de l’UEJF. Libélyon
00:57 Publié dans Les dérives de l'antiracisme, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
ETRE BENEVOLE, UNE EXPERIENCE SOLIDAIRE ET CONSTRUCTIVE
SOS Racisme Rhône lance sa campagne de recrutement 2008
« Rejoins SOS Racisme Rhône, des compétences à acquérir, et un combat à partager ». Consacrer 2H par semaine de bénévolat à SOS Racisme Rhône, c’est participer à la lutte contre les discriminations raciales, mais aussi être au cœur de l’actualité antiraciste. Ce projet de fraternité et d’égalité, permet aux bénévoles d’en sortir plus expérimentés, tout en défendant des valeurs de tolérance et de métissage
« Devenez bénévole ». SOS Racisme, comme la majorité des associations, doit son dynamisme à ses bénévoles. C’est grâce à eux que des actions peuvent être menées au quotidien sur l’ensemble du département. Nous avons décidé cette année d’axer la campagne sur les compétences que les bénévoles peuvent apporter à l’association et l’expérience qu’ils peuvent acquérir en militant au quotidien.
« Les missions proposées »
-Permanences juridiques
-Interventions en milieu scolaire et parascolaire
-Sensibilisation et prévention
-Événementiel
-Secrétariat et gestion
-Informatique
« Relayez la campagne sur Internet »
Vous aussi devenez acteurs de la lutte antiraciste. Aidez nous a relayer la campagne sur internet. Transférez ce mail à tous vos contacts et Cliquez ici et vous pourrez : Créer un événement Facebook, Myspace, Hi5, Skyblog - Insérez des bannières sur votre site, blog, … .
Pour plus d’information : le blog de la campagne
00:55 Publié dans SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benevole, sos racisme, rhone, recrutement, stage, stagiaire, expérience
Commission Bauer :SOS Racisme regrette le maintien des catégories ethno-raciales.
Après sa participation, aux réunions de la commission Bauer afin de contribuer à la réflexion autour des fichiers de police, SOS Racisme tient à exprimer ses regrets suite au maintien des catégories ethno raciales dans le rapport remis à Madame la Ministre Michèle Alliot Marie aujourd’hui. En effet, durant les réunions de la commission, nous avons tenté d’exposer notre point de vue à plusieurs reprises. Nous rappelons que nous sommes profondément opposés à toute nomenclature ethnoraciale. Il est dommage que la commission n’ait pas saisi l’occasion pour mettre fin à l’utilisation de ces catégories d’un autre âge. Nous tenons à rappeler que notre association a demandé la suppression de cette catégorisation au sein des fichiers quel qu’ils soient. Nous contestons les résultats de ce groupe de travail, et continuerons à nous mobiliser et avertir l’opinion publique contre le maintien et la mise en place de ces catégories. SOS Racisme
00:53 Publié dans Discriminations, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bauer, fichier, fichage ethnique, mam, michele alliot marie, catégories ethnoraciales, sos racisme
Nouvelles profanations au cimetière militaire de Notre Dame de Lorette
SOS racisme se porte partie civile
Une avalanche de réactions indignées est tombée dans la journée d'hier. L'une d'elles, celle de SOS Racisme, va plus loin et s'inscrit dans le volet judiciaire de l'affaire. Par la voix de son avocat lensois, l'association indique qu'elle se portera partie civile, comme elle l'a fait pour les deux précédentes profanations. « SOS racisme exprime sa profonde indignation suite aux nouvelles profanations des stèles du cimetière de Notre-Dame de Lorette », indique l'association par la voix de son avocat lensois Jean-Bernard Geoffroy. « Ces profanations sont l'atteinte à la mémoire et à la dignité des combattants de toutes origines et de toutes religions morts pour la France », poursuit celui qui est chargé de défendre les intérêts de l'association depuis la première profanation du carré musulman de la nécropole militaire.
L'indignation est une chose, l'action judiciaire en est une autre. SOS racisme a décidé de monter au créneau sur ce chapitre. L'association précise qu'elle se portera une nouvelle fois partie civile ce qui n'est pas une surprise en soi. Ce qui l'est plus, c'est son point de vue qui dépasse largement le cadre d'un acte isolé perpétré sur les collines de l'Artois.
« SOS racisme demande à ce que soient vérifiées les éventuelles connexions des différents auteurs de tels actes dans des affaires perpétrées sur le territoire français », précise Me Geoffroy. Selon l'avocat, trois autres faits de même nature sont actuellement en cours d'instruction dans les tribunaux de grande instance de Colmar Montbéliard et Amiens. « Il n'est pas possible que des individus isolés puissent profaner plus de 500 tombes. Et si ce sont des cas isolés, encore faut-il le vérifier », ajoute-t-il. Une collaboration entre les parquets et juges d'instruction chargés de faire la lumière sur ces affaires paraît donc indispensable selon l'association contre le racisme. la Voix du Nord
00:49 Publié dans Extrême France, Racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : profanation, sos racisme, croix gamées, cimetiere, notre dame de lorette
Des associations dunkerquoises interpellent les politiques
Les associations se mobilisent pour venir en aide aux réfugiés. Après le carrefour des solidarités, c'est SOS Racisme et le MRAP qui se retrouvent sur cette question des réfugiés et de leur nombre toujours aussi nombreux sur le littoral. Ils ont envoyé une lettre commune à Michel Delebarre en tant que président de la Communauté Urbaine pour s'emparer de la question. Aïssa Zaïbet est le secrétaire local du MRAP. Il veut casser ce tabou des réfugiés encore très présents 6 ans après la fermeture de Sangatte : Devant le désengagement de l'Etat, le MRAP et SOS Racisme ont aussi interpellé toutes les formations politiques du littoral… et ils ont eu des réponses. Daniel Boulogne, président SOS Racisme à Dunkerque, rend compte des solutions proposées par les différents groupes politiques : Daniel Boulogne sera présent jeudi au conseil communautaire de Dunkerque au côté d'Aïssa Zaïbet et il compte bien prendre la parole… Deltafm
00:40 Publié dans Immigration, Sans-papiers, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mrap, sos racisme, refugiés, sangatte, dunkerque
SOS RACISME SIGNATAIRE DE LA CONVENTION CONTRE LES DISCRIMINATIONS AU LOGEMENT FAITES AUX FRANÇAIS ORIGINAIRES D‘OUTRE MER
Aujourd’hui 1 er Décembre, Dominique SOPO Président de SOS Racisme et Samuel Thomas, Président de la Fédération des Maisons des Potes seront co-signataires avec Madame Christine Boutin et Monsieur Patrick Karam d’une Convention sur l’organisation de testings pour lutter contre les pratiques discriminatoires en matière d’accès au logement.Pendant un an, notre association pratiquera des testings afin de démasquer les agences qui pratiquent des discriminations. Par ailleurs, plus de quarante associations ultramarines seront formées à l’usage des testings à cette occasion. Lorsque les agences se rendront coupables de discriminations les testings seront suivis de poursuites judiciaires, un des objectifs de cette convention étant d’accompagner la sanction pénale par une sanction économique à l’encontre des agences concernées.Ce dispositif inédit mis en place suite à l’impulsion des associations devrait permettre des avancées substantielles dans la lutte contre les pratiques discriminatoires en matière d’accès au logement.
00:34 Publié dans Discriminations, Les actions judiciaires de SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sopo, logement, testing, pote, discriminations
Un délit de solidarité ?
SOS Racisme tient à exprimer son soutien au DAL et aux Enfants de Don Quichotte qui viennent de faire l’objet d’une condamnation par le tribunal de police de Paris. Face à la disproportion manifeste de l’amende infligée au DAL, qui est de nature à mettre en péril leurs activités, nous nous inquiétons que les actions de solidarités menées au profit des plus démunis puissent être constitutives d’un délit de solidarité. En cette période, où la crise financière commence à se traduire dans l’économie réelle, touchant de plein fouet les personnes les plus démunies, cette décision est un très mauvais signe envoyé à la société civile avant l’hiver. SOS Racisme
00:31 Publié dans Partenaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, dal, logement, don quichotte, sdf
vendredi, 14 novembre 2008
Le concert néo-nazi prévu à Lyon annulé
Au Lyon's Hall, dans le 9e arrondissement, trois groupes présentés comme jouant du “punk rock” devaient se produire ce samedi à partir de 19h. Les Vilains, Short Cropped Groupe et Match Retour sont en réalité des groupes de la mouvance néo-nazie. L'information a été révélée via le site alternatif Rebellyon ce mercredi. L'auteur de l'article, le syndicat CNT-Interco 69, avait appelé à une mobilisation pour faire annuler ce concert. “Généralement ce genre de concert a lieu dans les caves ou au fond des bois. Là, il a lieu dans une salle publique. C'est à la fois une première et une tribune qui leur est offerte”... Lyon Capitale
SOS Racisme Rhône a demandé le jeudi 13 novembre, l'interdiction du concert à la préfecture du rhône.
14:16 Publié dans Extrême France, Racisme, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : concert néo-nazis, lyon, nazis, nazie, concert, lyon's hall, punk rock
mercredi, 05 novembre 2008
L’élection d’Obama : un moment historique
SOS Racisme se félicite de l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Par le contenu de son discours, Barack Obama montre sa volonté farouche et bienvenue de réparer les dégâts produits par l’administration Bush, aussi bien sur le plan intérieur qu’au niveau des relations internationales.En portant, sans naïveté, un discours d’apaisement, il apparaît comme étant en situation de construire un monde davantage axé sur la coopération et sur le multilatéralisme et dans lequel les Etats-Unis porteront, face à tous les intégrismes et les forces d’oppression, un message de liberté et de démocratie.
Par son parcours qui en fait aujourd’hui le premier président « noir » des Etats-Unis, Barack Obama nous montre par ailleurs la valeur de l’engagement citoyen. Car si, 40 ans après la disparition de Martin Luther King, l’élection de Barack Obama est aujourd’hui possible, c’est également parce que plusieurs générations se sont battues pour l’égale dignité entre les citoyens. L’extraordinaire parcours de Barack Obama nous montre ainsi que les actes engagés, les actes citoyens sont des graines qu’il n’est jamais inutile de semer car elles finissent toujours par germer.E nfin, ce qui a fait le succès de la campagne d’Obama devrait inspirer les responsables politiques d’autres pays – dont le notre – quant à la possibilité de concilier l’honnêteté du discours politique et la capacité à soulever des rêves et des espoirs fondés sur le vivre-ensemble et sur le progrès pour tous.
Contact presse : Elodie El Haddad 06 73 28 96 87 pour SOS Racisme
16:21 Publié dans International, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, obam, election, élection, présidentielle, etats unis, barack
lundi, 03 novembre 2008
Mail des RG : Que c'est il passé?
SOS Racisme Rhône exige des sanctions et poursuit le groupe FN du Conseil Régional.
Mardi 16 septembre 2008, un agent du Conseil Régional reçoit un mail provenant d’un policier travaillant à la sous-direction de l’information générale (service regroupant l’ex DST et les RG). Le policier demande à la Région Rhône-Alpes de recenser et de ficher les fonctionnaires « de confession autre que chrétienne ». L’ex RG affirme travailler pour une « étude faite à la demande des maires de France », ce que cette association a par la suite démentie. Jean Jack Queyranne, le président de la Région Rhône-Alpes a écrit à Michèle Alliot-Marie pour lui demander des explications, puis rend l’affaire publique.
La ministre demande une « enquête hiérarchique interne », menée en à peine 24 heures. Celle-ci conclut à la responsabilité individuelle du policier qui se voit sanctionné par un blâme et une mutation. Devant cette attaque aux libertés fondamentales, SOS Racisme réagit.
La préfecture nous fait « le coup du lampiste »
« Il n’a pas pris tout seul ce genre d’initiative ». Les responsables d’UNSA police révèlent bien le fond de cette affaire. Comment un agent expérimenté, aurait pu envoyer de sa propre initiative un tel mail ? D’autant plus que d’autres collectivités ont été contactées, dans le cadre de cette enquête sur la radicalisation de l’Islam, notamment la Ville de Lyon.
Il est clair, au travers du manque de précaution que prend l’agent dans sa correspondance, qu’il agit en tout impunité. Il ne peut s’agir d’une action individuelle car comme le dit très bien Fouziya Bouzerda, conseillère régionale : « chez eux, c’est sensible, tout est contrôlé, ils doivent rendre des comptes ».
Nous avons demandé lors d’une conférence de presse commune avec la Ligue des Droits de l’Homme et la Licra que des sanctions soient prises à l’encontre des responsables de ce « dérapage » qui ne peut relever de la seule responsabilité de l’agent sanctionné.
La Préfet du Rhône précurseur dans l’élaboration du fichier Edvige ?
« On ne peut pas déconnecter l’émergence de ce mail de ce qui se passe à la préfecture en matière de liberté, de politique vis-à-vis des étrangers », a déclaré Roger Benguigui, président de la Licra. La préfecture du Rhône, qui s’est déjà distinguée en matière de reconduite à la frontière en dépassant les objectifs nationaux, serait-elle également précurseuse dans l’élaboration de fichiers ? Serait-elle en train d’expérimenter un pseudo Fichier Edvidge ? Et dans quel cadre légal ?
A l’heure où l’institutionnalisation du fichage fait largement débat, ce mail pose à nouveau la question des dangers et surtout des écarts que ce type de pratiques peut entraîner. Nos associations demandent qu’un réel éclaircissement ait lieu autour de cet éventuel fichage et du cadre dans lequel il a pu être mis en place.
SOS Racisme demande la dissolution du groupe FN au sein de l’assemblée régionale.
Dans son dernier communiqué de presse, le groupe Front National à la Région Rhône-Alpes défend et justifie l’enquête administrative illégale diligentée par les services de la préfecture. Ce communiqué de presse stigmatise une nouvelle fois la religion musulmane en accusant l’islam de France et les musulmans « d’envahir notre pays et détruire sa culture ».
Associé à la LDH et à la Licra nous avons décidé de poursuivre le groupe FN de la Région Rhône-Alpes pour diffamation et incitation à la haine raciale.
Thomas (pour SOS Racisme Rhône)
Article à paraître dans l'édition du mois de novembre 2008 du journal lyonnais No Dogs (journal culturel gratuit distribué à Lyon)
10:40 Publié dans Discriminations, Immigration, Les actions judiciaires de SOS RACISME, Les dérives de l'antiracisme, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rg, lyon, charbonniere, mail des rr, renseignements généraux, region rhone alpes, conseil regional
dimanche, 02 novembre 2008
Belle victoire de SOS Racisme contre Daytona
La société Daytona a été reconnue coupable aujourd’hui de discrimination à l’embauche et fichage ethnique.
Suite à la plainte de SOS Racisme, la société Daytona a été jugée le 23 juin 2008 pour deux délits racistes : La discrimination raciale à l’embauche et le fichage ethnique systématique de ses salariés avec les codes 1, 2,3, 4 pour « blancs », « maghrébins », « noirs », « asiatiques ». C’est la première fois en France, depuis la loi du 6 janvier 1978, qu’une entreprise est jugée pour fichage ethno racial de ses salariés. Aujourd’hui le TGI de Nanterre a rendu sa décision : La société Daytona a été reconnue coupable de discrimination à l’embauche et fichage ethnique. Elle est condamnée à verser 20 000 € d’amende dont 15 000 € avec sursis, à faire publier la peine dans Le Monde et Le Parisien, ainsi qu’à l’affichage de la peine sur leur vitrine pendant 15 jours. Par ailleurs, elle devra verser 1000€ de dommages et intérêts à SOS Racisme, et 2500 € de frais de justice, ainsi que 900 € de dommages et intérêts à la LICRA et 1600 € de frais de justice. Ses dirigeants : Monsieur Lévèque, le Directeur Général de Daytona, est reconnu coupable de discrimination raciale à l’embauche et est condamné à 3000 € d’amende dont 2000 € avec sursis ; Quant à Madame Rousset, elle est reconnue coupable de discrimination raciale à l’embauche et de fichage ethnique, est condamnée à 4000 € d’amende dont 2500 € avec sursis. Cette condamnation est une victoire considérable pour SOS Racisme dans son combat de lutte contre les discriminations et vient à point nommé pour rappeler le principe constitutionnel qui interdit de catégoriser les personnes selon leurs supposées origines ethniques. SOS Racisme tient à saluer le courage des salariés qui ont permis de révéler l’existence de ce système discriminatoire... SOS Racisme
En savoir plus : Rue 89 : Discrimination : pourquoi la France est-elle si indulgente ? (interview de Samuel Thomas, Vice président de SOS Racisme)
Défendez vos droits en matière de discriminations, de racisme et d'immigration: SOS RACISME assure des permanences juridiques.
SOS Racisme Rhône - SOS Racisme National
La Obamania va-t-elle faire reculer les discriminations ?
Je suis informaticien dans un grand groupe et je stagne depuis plusieurs années. C’est peut-être lié à ma couleur de peau. La vague black (Obama, Noah, Tsonga…) va-t-elle faire évoluer ces discriminations ?
La réponse de Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme, responsable de l’action judiciaire contre les discriminations.
Dans une période où le combat anti-raciste obtient un certain nombre de victoires, cela donnerait de l’énergie aux militants que Barack Obama soit élu. Car nous sommes stimulés quand Yannick Noah est nommé la "personnalité la plus aimée des français".
S'appuyer sur des références
Prendre appui sur des exemples connus, cela doit aussi vous donner personnellement confiance en vous afin de vous faire respecter au quotidien dans votre entreprise. On m’a récemment rapporté cette histoire vraie : un patron avait réunit dans une salle son équipe : une centaine de commerciaux. Au cours de cet événement, il ose glisser discrètement à l’oreille de son responsable du recrutement : "on a trop de vendeurs noirs". Ce dernier lui a alors rétorqué : "une équipe de vente, c’est comme une équipe de foot, ce qui compte ce n’est pas la couleur de peau, mais le nombre de buts de marqués, l’efficacité en fait". La référence à une équipe de foot victorieuse emblématique (France 98) a permis au responsable de recrutement de clouer le bec à son patron. Et lorsque nous réalisons des formations anti-racistes, nous nous inspirons également de modèles issus du monde sportif ou politique pour faire avancer cette cause. Mais les succès de ces personnalités emblématiques ne font pas tout. C’est pour cela que l’on continue notre combat. Dans le recrutement par exemple, la plupart des entreprises ont juste corrigé à la marge leur process de sélection, plutôt que de le revoir globalement. Ainsi seul Axa utilise le CV anonyme et encore seulement pour sa population commerciale.
12:21 Publié dans Discriminations, International, Les actions judiciaires de SOS RACISME, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sos racisme, daytona, plainte, discriminations, justice, entreprise, discrimination raciale
Actualité immigration 2 nov 08
Ibou Touré, ressortissant guinéen, a fait l’objet d’une tentative d’embarquement le mercredi 22 octobre, alors même qu’il risque de subir des sévices dans son pays, la Guinée. Il semblerait qu’Ibou ait subi des violences policières lors de l’exécution de la mesure d’éloignement. Une plainte pour violence volontaire par personne ayant autorité a d’ailleurs été déposée jeudi 23 auprès du Procureur de la République de Lille. SOS – Racisme entend se constituer partie civile dans cette affaire, afin que toute la lumière soit faite. La politique du chiffre en matière d’expulsion produit des situations inhumaines où les droits fondamentaux des individus ne sont plus respectés... SOS Racisme
Les immigrés deux fois plus touchés par le chômage
Bien que plus diplômés qu'auparavant, ils sont plus souvent sans emploi que les non-immigrés et restent sur-représentés dans les emplois peu qualifiés. Quel est le taux d'activité des immigrés? Quels postes occupent-ils? Combien sont diplômés? Une étude de l'Insee rendue publique aujourd'hui, et portant sur l'année 2007, dresse un état des lieux détaillé de l'activité des immigrés en France. Pour rappel, est considérée comme immigrée toute personne née de nationalité étrangère à l'étranger (peu importe au regard de la statistique qu'elle ait acquis ou non la nationalité française par la suite, autrement dit un immigré n'est pas nécessairement étranger). Les clandestins sont également pris en compte. Selon cette définition, la France comptait 4,9 millions d'immigrés en 2004, soit 8,1% de la population. Premier enseignement de cette étude, si le taux d'activité des femmes immigrées reste inférieur de 9 points à celui des non-immigrées, celui des hommes immigrés est très légèrement supérieur: 78% des hommes immigrés ont un emploi ou en cherchent un, contre 74% des non-immigrés. Les immigrés nés au Portugal, hommes comme femmes, sont les plus actifs. A diplôme égal, plus de chômage... Libération
La Halde met en garde le ministère de l'Immigration
Le ministère est mis en cause pour une circulaire de 2007 établissant deux listes de métiers connaissant des difficultés de recrutement et préconisant des régularisations en fonction de l'origine. La Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a estimé, jeudi 30 octobre, que la circulaire du 20 décembre 2007 du ministère de l'Immigration établissant deux listes de métiers connaissant des difficultés de recrutement "semble mettre en pratique une gestion de l'embauche nécessairement contraire au respect du principe de non-discrimination dès lors qu'elle aurait pour effet de ne pas examiner les candidatures existantes sur le marché de l'emploi et notamment celles émanant de ressortissants de pays tiers". Saisi pour avis par la Cimade (Comité intermouvements auprès des évacués), le collège de la Halde a transmis ce jeudi à la presse sa délibération du 15 septembre. Il émet des recommandations à l'attention du ministre de l'Immigration au sujet de la circulaire du 20 décembre 2007... Nouvel Obs
Le nombre d'expulsions en hausse en 2008
Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a annoncé que le "nombre d'éloignements des étrangers en situation irrégulière" pour les neuf premiers mois de l'année 2008 est supérieur au total des expulsions de toute l'année 2007. Nouvel Obs
Le français obligatoire pour les candidats à l'immigration
Selon une information parue sur lefigaro.fr, les candidats au regroupement familial devront apprendre la langue française dans leur pays d'origine pour l'obtention d'un visa... Nouvel Obs
Manifestation de soutien à la sans-papiers dénoncée
La manifestation a lieu devant le commissariat du Ve arrondissement de Paris où la jeune Equatorienne de 30 ans a été dénoncée par la mairie, lors de l'inscription de son fils à l'école... Nouvel Obs
12:06 Publié dans Discriminations, Immigration, Partenaires, Sans-papiers, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ibou touré, guinée, sos racisme, sans papier, asile, immigration, insee
Actualité internationale
Congo: Kouchner évoque un «massacre comme il n’y en a probablement jamais eu en Afrique»
Le chef de la diplomatie est arrivé ce matin en République démocratique du Congo. Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, a estimé vendredi que l’est de la République démocratique du Congo était le théâtre d’un «massacre comme il n’y en a probablement jamais eu en Afrique», avant de se rendre dans cette région pour tenter de rétablir la paix. «C’est un massacre comme il n’y en a probablement jamais eu en Afrique qui est en train de se dérouler presque sous nos yeux, avec plus d’un million de réfugiés, avec des attaques très précises, des mutilations sexuelles qui font partie des actes élémentaires de la guerre dans cet endroit», a déclaré M. Kouchner sur la radio Europe 1. «Il n’est pas question de laisser ça se perpétrer», a ajouté le ministre, qui devait se rendre dans la soirée en RDC, avant une visite à Kigali, en compagnie de son homologue britannique David Miliband... Libération
Sommet international en vue pour résoudre la crise en RDC
Les présidents congolais et rwandais ont accepté, vendredi 31 octobre, sous la pression internationale, de participer à un sommet sur la crise dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où une offensive des rebelles tutsis de Laurent Nkunda fait redouter une nouvelle guerre généralisée. Un chassé-croisé diplomatique était en cours entre Kinshasa, Kigali et Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC, avec les visites du commissaire européen à l'aide humanitaire, Louis Michel, de la secrétaire d'Etat adjointe américaine aux affaires africaines, Jendayi Frazer, ainsi que des chefs des diplomaties française et britannique, Bernard Kouchner et David Miliband. Louis Michel a d'ores et déjà annoncé les premiers résultats de cet intense effort diplomatique, vendredi soir en quittant Kinshasa : les chefs d'Etat de la RDC et du Rwanda, Joseph Kabila et Paul Kagame, ont "marqué" leur "accord" pour participer à Nairobi, sous l'égide de l'ONU, à un sommet multipartite. L'organisation d'une telle réunion butait jusque-là sur le refus de Paul Kagame, qui affirmait que le conflit était une affaire intérieure congolaise. Les dirigeants de l'Union africaine ont eux aussi tenté d'amener les belligérants à une solution négociée. Le président de l'UA, le Tanzanien Jakaya Kikwete, et celui de la Commission de l'UA, le Gabonais Jean Ping, ont proposé la tenue d'un sommet régional. Le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, a de son côté déclaré que des avions européens pourraient être utilisés pour acheminer de l'aide dans la province, indiquant qu'une intervention des Européens serait plus à vocation humanitaire que militaire... Le Monde
Le dur labeur de la mission de l'ONU au Darfour
En temps normal, la nouvelle n'aurait pas dépassé les frontières de Vigevano, province de Pavie (Lombardie). Dans la soirée du samedi 18 octobre, l'arbitre d'une rencontre de basket entre les Cats de Vigevano et les Bopers de Casteggio interpellait ainsi un joueur qui contestait une de ses décisions : "Va cueillir des bananes en Afrique." L'insulte s'adressait à Bryant Inoa Piantini, 20 ans, Italien d'origine dominicaine. Le lendemain, le quotidien turinois La Stampa accordait trois colonnes et quatre feuillets au récit de cette rencontre. En temps normal... Mais dans l'Italie d'aujourd'hui, pas une semaine ne passe sans que se produisent des événements à caractère raciste. La liste est déjà longue. Après les incendies criminels des camps de Roms qui ont marqué le printemps et le début de l'été, sont venues les agressions... Le Monde
11:50 Publié dans Darfour, International, Partenaires, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kouchner, congo, guerre, massacre, afrique, rdc, darfour
Le tribunal administratif de Paris a annulé l’appel d’offre relatif à l’aide aux étrangers dans les centres de rétention administratifs.
Conformément à l’analyse développée par SOS Racisme et plus d’une trentaine d’associations, le juge administratif a considéré que, tel que formulé, l’appel d’offre ne garantissait pas l’accès effectif des étrangers à une défense de leurs droits fondamentaux. Sous couvert d’organiser le « pluralisme » dans la mission d’aide aux étrangers dans les CRA, c’est en fait une réduction inquiétante de l’exercice des droits qui est organisée. Cette annulation est une bonne nouvelle. Contrairement à la communication du ministère de l’immigration, cette annulation n’est pas une décision sur la forme mais sur le fond, reconnaissant que la défense effective des droits des étrangers ne seraient plus garantie. SOS Racisme espère que cette censure du juge incitera le ministre à garantir l’exercice effectif des droits fondamentaux dévolus à tout individu, quelle que soit sa situation administrative, y compris pour ceux en centre de rétention. SOS Racisme réitère son souhait de voir les textes relatifs à la rétention administrative remplacés par des textes issus d’une large consultation de la société civile. SOS Racisme
Sur le même sujet :
Le Monde : Rétention : le juge administratif oblige le gouvernement à revoir ses critères de sélection des associations
Libération : Hortefeux encore refoulé
Hortefeux lance un nouvel appel d'offres
Cette décision du ministère de l'Immigration fait suite au rejet du précédent appel d'offres par le juge des référés du tribunal
administratif de Paris. Le ministère de l'Immigration a annoncé jeudi 30 octobre qu'il allait lancer un nouvel appel d'offres pour son projet contesté de réforme de l'information des étrangers placés en centre de rétention administrative (CRA), le précédent appel ayant été annulé dans la journée par le juge des référés du tribunal administratif de Paris. Prenant acte de ce rejet "pour un motif de pure forme" qui ne met "nullement en cause, sur le fond, la réforme engagée", le ministère annonce qu'il va engager "immédiatement" un nouvel appel d'offres... Nouvel Obs
Approfondir le sujet : Hortefeux: guerre aux associations!
Alors que se multiplient les drames liés à des expulsions de sans-papiers, Brice Hortefeux a déclenché une offensive contre l'association qui assure un lien avec les personnes maintenues dans les centres de rétention : la CIMADE (voir ci-dessous un bref historique retraçant sa création en 1939). Depuis 1985 la Cimade intervient dans ces lieux de non-droit et publie chaque année un rapport qui rend compte de la situation de la rétention sur tout le territoire. Elle alerte particulièrement sur les quotas ministériels d'expulsions qui aggravent la tension dans des centres surchargés. La mort en Juin dernier d'un retenu du centre de Vincennes a illustré la gravité du sort fait à ces personnes. En 2007, 35.000 étrangers, dont près de 250 enfants, ont transité dans les centres de rétention,. La capacité totale des centres était de 1.724 places au 31 décembre 2007. Elle doit atteindre les 1.800 places en 2008 et dépasser les 2.000 en 2009. Loin de chercher à améliorer le sort des retenus, le ministre Hortefeux veut maintenant réduire le rôle des associations et particulièrement de la Cimade. Un décret publié cet été réorganise le dispositif et restreint le rôle de cette association... Memorial 98
Défendez vos droits en matière de discriminations, de racisme et d'immigration: SOS RACISME assure des permanences juridiques.
11:04 Publié dans Immigration, Sans-papiers, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brice hortefeux, immigration, politique, sans-papiers, société, cimade, expulsion
vendredi, 24 octobre 2008
Des supporters de l'OL au tribunal pour une agression raciste après un match
Le 25 février 2006, aux alentours de 20h30, lors d’un match de football opposant Olympique Lyonnais au club de Rennes au stade Gerland, cinq jeunes ont commis des violences sur deux personnes d’origine magrébine, avenue Jean Jaurès. Après avoir prononcé des propos racistes à l’égard d’une des deux victimes, ils les ont roué de coup de poing, de pied, et de bouteille les victimes qui étaient à terre. Les victimes, Rachid et Medhi HARJI, ont été agressés sans raison alors qu’elles ne connaissaient pas leurs agresseurs.
Deux de ces personnes, M. Steve MOINE et M. Howard LAMENA ont été trouvées en possession d’un autocollant des F.N.J. c'est-à-dire le Front National de la Jeunesse. Rachid et Medhi HARJI ont porté plainte contre leurs agresseurs. L’association SOS RACISME Rhône, luttant contre les discriminations et le racisme, s’est portée partie civile au procès.
Communiqué de presse de SOS Racisme Rhône
Des supporters lyonnais devant la justice aujourd’hui
Ces 4 hommes étaient convoqués cet après-midi au Tribunal de Grande Instance de Lyon pour coups et blessures avec circonstances aggravantes en marge du match OL/Rennes, en février 2006. Les victimes sont deux jeunes d’origine maghrébine. L’association SOS Racisme Rhône est partie civile dans ce procès. mlyon
Six néonazis mis en examen à Evry pour «participation à un groupe de combat»
Six hommes âgés de 19 à 35 ans, soupçonnés d'appartenir à des degrés divers à la mouvance néonazie, ont été mis en examen jeudi par un juge d'instruction d'Evry. Trois d'entre eux ont été placés en détention provisoire. Ces hommes sont poursuivis pour «participation à un groupe de combat», c'est-à-dire un groupe armé hiérarchisé susceptible de troubler l'ordre public, délit passible de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende... 20 Minutes
16:55 Publié dans Extrême France, Racisme, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Lyon : les Wagon lits en procès pour discrimination raciale
Lundi, la compagnie des Wagons lits, filiale du groupe Accor, était poursuivie devant les Prud'hommes de Lyon par un salarié noir qui l'accuse de discrimination raciale, estimant avoir été défavorisé par rapport à des collègues blancs.
C’est l’histoire d’un homme embauché en 1990 comme manutentionnaire dans la société Wagon lits. Depuis 2000, après avoir obtenu 5 diplômes universitaires, et fort d’une longue expérience dans l’entreprise, Koffi, c’est son prénom, souhaite devenir cadre. Ses responsables semblent lui trouver les qualités pour, et pourtant sa situation n’évolue pas. Pas de quoi s’alarmer, a priori. Mais cet employé, Français d’origine Togolaise, dénonce la discrimination raciale dont il est l’objet : « depuis 2000, à chaque entretien d'embauche, mon responsable souligne qu'il serait bien de me faire évoluer au sein de l'entreprise vus mon expérience et mes diplômes, et je suis resté employé d'accueil alors que des collègues arrivés après moi, sans qualification, sont devenus cadres ».
Devant les Prud’hommes, Koffi, bardé de diplômes, demande simplement l'alignement de son salaire sur celui d'un collègue embauché plusieurs années après lui et promu cadre, bien que non diplômé. Ce dernier toucherait 1 500 euros de plus que le plaignant. L’entreprise, soulignant les difficultés de la Compagnie des Wagons lits (en restructuration permanente depuis 2000), rétorque que le principal collègue visé a été promu en raison de l'expérience qu'il avait acquise chez Quick. Allant même plus loin et réfutant toute accusation de discrimination raciale, la Compagnie des Wagons lits a demandé que Koffi soit débouté et réclame 4.000 euros au titre des frais de justice. Le conseil a mis sa décision en délibéré au 26 janvier 2009.
Pour Loïc Rigaud, responsable de SOS Racisme Rhône, « la discrimination est flagrante au sein de l'établissement de Lyon ». Et d’ajouter « 80% des manutentionnaires sont d'origine étrangère, alors que seulement 11% des vendeurs - dont les qualifications sont nulles ou égales - le sont ». Une personne d’origine étrangère a pourtant été promue cadre. Désormais elle dirige les autres manutentionnaires. Cynique ?
16:48 Publié dans Discriminations, Les actions judiciaires de SOS RACISME, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Un collectif lié à l'UMP est candidat pour intervenir en centres de rétention
Six associations ont répondu à l'appel d'offres lancé par le ministère de l'immigration pour intervenir auprès des étrangers placés en centre de rétention. Le délai de dépôt des candidatures expirait mercredi 22 octobre. Parmi elles figure un acteur mystérieux et inattendu : le Collectif respect. Il s'ajoute à cinq associations : la Cimade (qui intervenait seule jusqu'à présent en rétention), Forum Réfugiés, France Terre d'Asile, l'Association service social familial migrants (Assfam) et l'Ordre de Malte. L'entourage de Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, affirmait mercredi soir n'avoir aucune information au sujet du Collectif respect et précisait que l'ouverture des dossiers de candidature aurait lieu mardi 28 octobre. Selon nos informations, le Collectif a été créé en 2003 au lendemain du match de football France-Algérie au cours duquel La Marseillaise avait été sifflée. Il a pour but de "promouvoir le respect dû à l'autorité légitime, et en particulier aux institutions et au président de la République". Son président, Frédéric Bard, est membre de l'UMP Paris. Il est aussi chargé de mission au département Développement solidaire du ministère de l'immigration... Le Monde
10 associations déposent ensemble un recours contre le décret devant le Conseil d’État
Dix associations ont décidé mercredi 22 octobre de déposer un recours devant le Conseil d’Etat contre le décret du 22 août 2008 relatif à la défense des droits des étrangers dans les centres de rétention administrative. Le décret, interdisant la mise en oeuvre tant au niveau national que local d’une action conjointe des associations auprès des personnes placées en rétention, ne peut que réduire gravement l’exercice effectif des droits des migrants. Cette démarche complète l’opposition unanime de la société civile à la réforme des conditions de défense des droits des étrangers en rétention qui vise à supprimer le rôle spécifique des ONG dans un Etat de droit. Ce 22 octobre est aussi la date de remise des offres par les candidats dans le cadre de ce marché public de la rétention(...) L’audience au fond est fixée au 30 octobre 2008 à 14 h 30 au tribunal administratif de Paris et vise à l’annulation du marché pour non-conformité au code des marchés publics... Gisti
Contre la réforme Hortefeux, un clip "C'était pire demain"
16:39 Publié dans Immigration, Partenaires, Sans-papiers, SOS RACISME | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 21 octobre 2008
Les Wagons-Lits en procès pour discrimination raciale
Lundi 20 octobre, s'est déroulé devant le conseil de prud'hommes de Lyon, le procès de Koffi (prénom d'emprunt) contre la Compagnie des Wagons-Lits. Cet employé de 43 ans d'origine togolaise accuse son employeur de discrimination raciale pour l'avoir maintenu au rang d'employé alors que des collègues d'origine européenne, arrivés en même temps que lui et à un niveau comparable, sont désormais cadres. Depuis son embauche en 1990, Koffi a passé plusieurs diplômes d'études comptables mais rien n'y a fait (lire notre précédent article sur le sujet).
L'association SOS Racisme, “intervenant volontaire” (c'est-à-dire, partie civile dans le langage des prud'hommes) estime par la voix de son directeur Loïc Rigaud que “l'analyse de l'organigramme de la Compagnie, a pu amener des éléments qui mettent en avant la ségrégation qui existe au sein de l'entreprise : 80% de l'effectif manutentionnaire est d'origine étrangère, alors qu'il n'est que de 11% au sein des vendeurs a qualification nulle ou égale. (...) Une seule personne manutentionnaire, d'origine étrangère, est devenu responsable”.
A la barre, l'avocate de la Compagnie des Wagons-Lits a précisé que la suppression du service comptabilité expliquait la situation actuelle de Koffi. Ce dernier demande 155 000 euros de dommages et intérêts ainsi que sa promotion au rang de cadre. Lyon Capitale
Lire le communiqué de presse de SOS Racisme Rhône
Lire d'autres articles sur le sujet : La boussole 74, Metro : Le mauvais wagon ?, France info
13:32 Publié dans Discriminations, Les actions judiciaires de SOS RACISME, SOS Racisme Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
















